500 HISTOIRE SOCIALISTE de contraire au, droits du peuple doit être aballu dès que nous entrons dans Je pays. (.lpplaudisscmenls.) En conséquence, il faut que nous proclamions nos principes, que nous détruisions toutes les t) rannies et que rien de ce qui e1istait ne résiste au pouvoir que nous exerçons. « Vos comité, ont donc pensé qu'après avoir expulsé les tyrans el leurs salt'llites, les généraux doivent, en entrant dans chaque commune, y publier une proclamation pour faire voir aux peuples que nous leur apportons le bonheur; ils doivent supprimer sur-le-champ et les dimes el les droits féodaux, et toute espècede se,·vitude. (Applaudissements.) Vos comités ont encore pensé que vous n'auriez rien foil si vous vous borniez à ces sen les suppressions. L'aristocratie gouveme partout; il faut donc détruire toutes lesmaorités existantes. Aucune instillllion du régime ancie,1 ne doit exister lo1·squele pouvoil' rii-olulionnaire se montre ... 11faut que le système populaii-e s'établisse, que Ioules les aulorité, soieul ,·enouvelées, ou vous n'aure: que des en11e111is â la tète des affaires. Vousne pouve=donner la liberté à un pays, vous ne pouve; y rester en sûreté, si les anciens magis11·a1sconservent leurs pouvoirs; il faut absolwnelll que les sans-culolles participent à l'administration. ( Vifs applaudissements dans Llssemblée_ et dans les tribunes.) Déjà, citoyens, les aristocrates des pays qu'occupent nos armées, abattus au moment de noll e entrée, \"Oyant que nous ne détruisions rien, ont conçu de nouvelles espérances; ils ne dissimulent plus leur joie féroce; ils croient à une Saint-Barthélemy, el ils ne serait pas difficile de prouver qu'il existe dé.à dans la province de Belgique quatre ou cinq partis qui veulent dominer le peuple; déjà les aristocrates versent leur or pour conserver leur ancie1111epuissance. O" n·y voit que les nuble,, le clergé, les étals, et le peuple n·y est rien, il reste aha11donné à lui-même et vous voulez qu'il svit libre! Non, il ne le ;,era jamais, si nous ne prononçons pas plus fortement nu; principes. " Yous a,ez TU les représentants de ce peuple venir il votre barre; timides et faibles, ils n'ont pas osé vous a,ouer leurs principes, il, é1aient tremblants; ils vous ont dit:• Nous abandonnerez-vous? Vos armées nous quitteront- • elles avant que notre liberté soit assurée? Nous livrer~z-vous à la mPrci de " nos tyr<1ns·?:'\ous ne sommes pas assez forts. Accordel-nous votre protec- • lion, vos force,. • ~lais, citoyens, vous ne les abandonuerez pas; vous étoufferez le germe de leurs divisions el des malheurs qui les mena,·ent. (Applaudissements.) \'otre conùuite en Savoie doit vous senir d'exernple Le peuple, encouragé pa,· la présence de vos commissaires, s'est prononré I l11s fortement; il a commencé par tout détruire pour tout exercer; alors son vœ,, n'a plus été douteux; il s'est montré digne d'être libre, et vous a donné u·• exemple que vous devez porter chez les autres peuples. Suivons donc Ct'lie marche dans les pays où nous serons obligés de faire naitre des révolutions; mais en détruisant les abus, ne négligeons rien pour protéger les personnes et les propriétés ( Vifs applaudissements). ,,
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