Jean Jaurès - La Convention I

ll1$TOlllE SOCIALISTE lor,que no:-. COII\Oi~ pa~~ent à quclqul'S harrit'~rcsou péag<•s.il:-:y. pay,•111 ll·S droit, ordina:rc,. Ce général a pen,(· ne de1oir pas mèm<' forcl'r les hal.ila ils à fournir de::;mag-1~insel drs upprovbiomH)n,ent-.,ü rw:--arrnéi•-.. C,~sprindpcs phiJo-:.ophiq1u•::-; 011les r1ôlrc:5,.:\l.1is nous Ill' po11Yon::; 1;1--, nous ne clcv,,n;;; pas rr .. l11'clcr ll'" U!--Urp;itcor::;; tou:; C'CU\ quijouis~rnt dïrnmunilCs el de privill•grs :-ont no~enne1uis. 11raut le:, détruire, auln·mL•ni n ,trr pr ,prc 1ihcrle :scr.1it en I éril. Ce n'c,t pas am rois ~•·uls que nous a10ns a fain• la gm·rr!'; car s'il, étaient isolé,, nous n'aurions qu, dix ou douze lot(•s à foire lomlicr; nous a,·ons à combattre tous lour, com1,lices, les ca,tcs prh ilégiécs qui, suus le nom de, rois, ruinent cl oppriment le peuple depuis phi-irnrs sii,cl,•,. <◄ Vo~ comité:; se sont dit; tout ce qui, dan~ le~ pay,; où il':j F1-.uH;ai:p:;or~ teront k:; arme,, 1·,h-tc en vertu de la tyrannie el clu1lr,poli,111e, ne ùoil èlre Cünsidéré que comme une vraie uhurpalion, car les roi-..n'av,lil'nl pa~ le droit d"élablir de, pri\'ilè~cs en faveur du petit nombre l'l au ùi'-trin1c11lde la cla-se la plus i11duslricusc. La France, elle même, lors,lu'cllc s'c,l lcvéc le lî juin 1,89, a proclamé ce, principes ; Ilien n'élail lq;al, a t-ellc clit, ,ous le de;potisme. Je détruis toul ce qui c,islo, par un seul a('le de m1 ,o!onlé . .\us,i, Ir iî juin, lor,quc les rcpré,entanls du peu_,lc se furcnl con~lilués en .\s,crnl,!èc 11ationalc, ils s"empre,sèrent de ,upprimcr tous les impùb existants; t!,rns la nuil du ', août, ils s'ernp1c,s,·rcnt de dôlruire la nuliles,c, la féo lalité cl tout cc qni tenait à la féodalilù, qu'un resle de pr••jugé arnil lhil ro,pcctPr. \'oilà, n'en doutons pa,, quelle P5l la con luitc CJLH) doit Lc,:ir le peuple qui \'Cul élre. libre et faire u·,e ré\"olulion : s'il 11·,, pris les 111U/Jf'11S dr la faire /)(li' lui-m,'me, il faut qur sun libérateur le -'llJJJJlée, et a1iss1•pow· su11 i1111'r"t. en e.rercant nwnirntruiénzcnt le /JOUt"Oir rh.'0Ü1tionn({Ù'f.!. « Lr<pcupfrs chc; ie.•quP!slrs anw'c.; dr la l(,';u1ûliquc uni pot'/d la libertl! n'ayrml pas /'r,..cpiril·11cner'œ.<saù·ep,wr ,'tahlir leurs. droits, il faut que 11011s ,wu:; déc/arion, pouvoir révolutiomwù·e rt que nous detruisions l'uncien t'igime qui les lient assrrois. (Applaudissements.) :-,;ousn'irons poinl cher,·hcr de comité p,u·ticulier, nous ne devons pas nous cou\'rir du manteau de, hommes, nous n'a1ons pas lJe,oin de cc, petite; ruses. :-,;ousclcrnns, au contraire, en, ironner nos aclions de tout l'éclat de la raison cl do.la toulepui,:;ance nulionale. li serait inutile de ù1\:uiscr notre marche Cl nos principes. Otijà les tyrnns les connabswt, cl \'Ous vcnt•1.a·entendre cc qu'écrit à cet égard le slalhouder. Lorçque nous e,<11·01u; dan< un pay.<, c·rst à nous à sonner le tuesin. (.1pplaudissrmcnts.) Si nouç nr le so111wmpa<, si nous ne proclamons pas solc,melte11œnt la d,;cftt'ance des tyrans et d1·s privib'qù!s, le pruple, accoutu,né à courber la ti'le sous les cltai'nes di~ d1•s;ioti.<1,,en,e serait pas assez fort pour briser ses fers; il 1i'oserait pr~, se lever, et 11011s ue lui donnerions que des e-'ph·ances, si nous lui ,·rfusions une as.çislance effective. « Ainsi donc, si nous sommes pou\'oir ré\'olulionnuire, tout oc qµi c~isle

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