Jean Jaurès - La Convention I

lllSTOll\E SOCIALISTE « La sag~ huurn oilti a crèé le groupement de, ho111111ce,;u Clais; dl,· a fait clc la \ie le moy~n de la vie. Le; ,a11l'ages ne l'i1enl pas, ih 1cgèlenl comnw des plante, ou comm1• de, I.Jèles. il, ne joui;,cnl pas de leur âme. Lïdé,• ct·a,sucialio:1 el de pai, est allec 1.Jien haut rn Europe; elle louch,~ presque au bol suprême; cl il n'i a plus mainl,'nant, ,elon le srcrel ,:,,, f:l'ilntls artbte,, qu'à répandre sur le l'crrue de,,i11 le diarmc ù••:; couleur,. llai~ au:-1'.'-oil1)l que h~~ cher-, de~ Halions agis~enl ;·l leur 1-lacc,alur-.il n·y a pl115dt• loi, el les gou\'emants de1ienne11l de:; ,au, 1<ges; il, st,nt u11c force brule ,1,> la nature, com111<c•es lions ou de la pouclr<' e,vlo,h·e. 1'1 11111i,1tc1U111t vom n,u/e; le sanq 1/u pe.i,tplr qui. li• /J1'1'11tù•d,· • lott, lrs pr111,t,,,. ,11pJ1l'l111ad>u hul .,11prhnl', qui, lan11i.,,·11nl la (u,·it• lau1·,.:e, t,, f!fll'1'1't• dr• co1u111,:li', .,1·•1 d1J111té à l11i-miln1• la plus hclle de, loi,:, 01" ,·ou/c;, t,• /1•/l ,·t le {Jlair,• 1•11 11WÎlt<, J1dtipiler de la lwuteur rrdouta/,/r le /Jft1J1/1• 1{1'f/o,t 1•/ dt• c1,11r11q1•, lt• pr•up/P M1u1•1•ur dt• lui-nu:ou•, qui rt 9,·at:i /f' ,"iou,nwl de la libt•rlf;: et t·ous mJu/r:, le conuaiudrt· de uuun·au ù ,:t,·r• au .,errù,·1· ri'-' :;auvag~,. J:1,us i-011fr; / 1'01/l'l'I' por Il• li//'111'/rr qut• /1' juyl' du 11w1tdt, el. 1,·n11b/,•:, .1 [r tÜll't' tllt.'-.,i n'a 1w, dvun,: dedl'uils ll l'lwnane. Pui,sif.:.-vou.,, 1n·1,11t que f<, t;laii·,• .<en<all{/Wlllr dam la 1,/essure, comprend,e /rs av1•rli"e111rnl, dr la ,ngr,s1• ' 1'11i.,,icc-rn11, t'Ofr I JJ,'jti dan, wtr,• )Jays l'éti11rellP s'hdllr et la tf'nd,.,• ,·u119,,oir. 1\"iulf'rrugc:. pa., lt•s lïJJo•tisan., ni !e.-;pririlt:9frs drnai ..- <ance, <10111 le sang rouir pow· rous da11~ ks balail/rs. ]nlt•rroye; a11.r Jwr q1:i luit h• ,oc dl' la c/11,r,·111, le u,11,1111111 dr l'ur1w'1• don/ /1• sa11q "'"' plus 11·,,,1 JJ11< d,• l'wu. El apprcne;, par leur., rép,,mes /oy11le.,, 011 /JIii' frur .,il1•111·c,e qll'il, voie1tl dans la cendre. JJai, t·ous les 1,u'p,·i,1•;. Jou,•; dou,· le j1•11 ·flm!Jab/r. et où nul n,. se ri.,qua rncure, t[a/11' r;w•rrc à l a,pect tout IWUl'l'rlli. » ùr. à qui s'aùre,saienl ces véhémentes el presc1ue menaçantes paroles? .\u ,lue Ferdinand de llruns" ick. Klopstock lui fil parvenir direclcmeul celle oc!,·, au moment mème où la campaf!ne allait commencer, c•o sorte que le ;,,•11rralis,ime pouvait trourer dans sa ùihliotbi,q11e l'aùmiraule clialof!L>e qu,· lui déùia Les~ing sur la paix unive1·selle, cl dans sa cerrespondance, la poésie enflammée ùe Klopstock. J,o grand pro-aleur et le grand roèle semblaient s'être entendus à , ingl ans d'intervalle pour faire peser sur Bruns11 ick une rnrte de malédiction. Comment rouvait-il comhallre de grand cœur, quand Loule la pensée illustre de J'.\llcmagne était contre lui·? Ainsi la fo1·ccdes idées nouvelles était sur llrun,wiek comme un fardeau. Mais quel étal élrange et ambigu que celui de L\!l1•ma,ne ! Par quelques-uns de ses grands écl'ivaj 11s. par Les,iug disparu mais toujours, ilanL dan, les esprits, par 1\101,stock puisfant el âpre, cllt• maudit la guerre d'oppression enlrcpri-e contre la France: el die n'a pas la force de s'i opposer. Elle ne tente pas un mouvement rérolulionnaire qui serait au profit de la France el de la Révolution fa di\•er,ie>n SJJprèmc cl le

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