Jean Jaurès - La Convention I

lllSTOlltE SOCIALISTE <unruw.,•ufiu 1,our ,/,·, ,,,,,,, nr/1-., ,t,• .w•u.,. fl,; 111•JJPlO'Plll pltH cr1Jù·c tout ce qur r,· 11y, I in// /1·11r,_rf'·,111d,1,l·rr,, N il, 11r t·rulrnt pl111 rnpportrr to11tce q11r ""/J/J'n·tni,•nl /1•11,·..: /,,:,.,., •. J..,r,·flh11i., {1'.~ .r;o111f,·anrt>~. /fis opprP.t"ion.r;, quP l'on ·'"J'Jl'lrll/il j,u/i, f'II (/( IJIÎ'''i1ll ,,, J1lllr1nt11'1llll, 1nai.~ qu"on ,";llfJ}Jûl'l(lil /Hll'Cf' q 11'111rrr,!f11il 111t1d1i11fllP111r11t q 1r lrs tlwsrs ne po11vainIt ètre a11t,·r1,1,111, n11 1<1J1Wlf'J1r·r ,i fr, tro111·n· i11rnJlliort11blrs, et 011 roit q11'11nordrr 11ow·M1t ,·,/ l'""il,/r·. ()11 ,r dn,ianrlr milmr po11rq11oi fJlt drvrail les supportrr, ()JI d11•rrltr s'il 11r ,rmit point po,1iblr dr sr libùrr, rt on wr«mt la possibilité dr s'11it/1•r ,<1Ji-1111'111r ,; 011 était /romp,' rl1111sla con/ianre q11·011mrt encore rn cr11.rq11i ,!,,rmirnt prendre lï11itiatir1· du 1119111•e111r111. • Comme le ton 1érnlulionnair<' s"èlève ! Comme sous l'aclion toujours plus prr,sanle el plu, ardcnle de la Franre n'volutionnaire l'.\llema'(ne, malgr,• -a lan'(ueur el ,a rlbp0 r-ion, commt>nce it lrl'ssaillir ! Elle averlil les princes que ,'ils ne fonl pas eux-mômes, dans Ir sens de la liberté et de la ju,ticr, les réformes qu'on s'obstine rnrore à e pérer d'eux, c·esl le peuple lui-m,'me qui prendra s:i propn' cause rn main. Oui, les ~pectatcurs allemands sont trnté, dl' de,·rnir ac·leurs rl d'enlrer dans le jeu de la llévolution. Les idées frrmrntf'nl, et \\'il'land notl' que les formules rérnlulionnaires ont pi•nétri· en fin ju;:qu·am rourhe,: le, plus profondes, les plus ignoranles el les plus mi-,'•rables du peuple allemand. « Cne des suites Ir, plus importantes des é,·énements extraordinaires de ce, quatre dernières annérs esl relie-ci: c'csl qu'une foule dïd•'es fausses ou ù demi vraies, ou eqgért 1es cl dangereuses, qui bourdonnenl dans bien des tète,, mais aussi beaucoup de ,érilés, de la plus haute importance, beaucoup de doute; hirn fondés à I'é1;ard de ce qu'on lenail pour le moins dbcutable, une foulrdr quei;tions, de réponses et de proposilions pratiques, sur la légb- !alion, le gouwrnemPnt, les droits de l'homme el les de,oirs des gou1·ernemenls, onl 1111 cour, universel el onl pénétré jusqu'aux clas~es inférieures du peuple. 'l'oul cria a cess6 d'Nrc la propriété d'un petil nombre clïnilil's qui s·eu enlretenaicnl entre quatrr) eu~- L'instruction réelle ou factice, vraie ou fau•~P a p~ospért'•en rc court i•,pace de temps plus , isiblemenl que dans les cinquante dernières années écoulées. • El Wieland note que la llévolulion a su choisir des formules si simples cl • ;:i massives• qu'cll, s ·nlrenl dans l'esprit du plus pauue 'manœu,·re, du plus inculte salarié. , Sïma~iner que ,·e progrl?s des lumières n'aura pas de conséquences dans nolre élal politique serail folie. 'l'outc tentative pour meure obstacle aux progrès de l'esprit humain à raison des abus qu'a pu commettre la li• ber((• ,r•rait une impossibililé non seulement morale mais physique.~ El Wieland, en un mouvemPnt alterné qui esl comme l'cquilibro instable ùe son esprit, tanlôl insiste pour avertir les princes sur les ressemblances de l'étal social de l'Allemagne à celui de la France, el lanlôt note les différences

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