Jean Jaurès - La Convention I

HISTOIRE SOCIALISTI~ ',Hl de 1~Lt'gislatil'e, s'écrie avec fureur el comme s'il maniail un poignarrl irnisible, le poign.1r1l que se traasmircnl dans l'bisloire le, amanls pas,ionn(•s de la liherlé: • Jlisérable. rnilà, voifü l'arr~Lde rnorl rie, dictaleurs n. Urlacroi, atte,te solennP.llcmenl 1, 1érilé rlu récil dr Louvel: « ... r: 11 desrendanl de la tribune, je me relirai ùan, l'e\lrémilé d•• la salle du r1it,· gauche, alors BobP<pierre me dit que si l'Assembl•'P n'arcPplail p.1, d,• bnnnP volonté ce qu'on lui demandail, on saurail le lui faire :orloplPravec le tocsin. • Ellil-rle;su•, lt>cbœurdes imprécalions girondines rccommPo!'e:" ,!isérahle ! Misérable! • El pourtant, Delacroh, en confirmant Loul'el, le ùémenlail: L{lu,el plaçait le propos à la Commi-~ion des vingt el un; Drlacroix, dans la salle m,'me des ,é,1nces, el re n'était pas une parole publique, ofOcielle, délihérée; c'élail un propos d'hom·ue à ho'llme el dont la !Pitre el le sens a\'aicnl pn être déformés. Eifel de séance, mais qui neùevail pas résister à l'e~amen 1,l,'mP en séance d'ailleurs, l'e!Tct fut bientôt neutralisé 1iar la viµueur de Robespierre. Aiùé de son frère, il hrllail pour rompre le cercle dont ses ennemh gesticulants l'enl'eloppaienl, cl pour gra1ir la tribune. Il prolestail ,iolemmenl contre l'arcusalion de LOU\'Cl.El déJà la Gironde voulail le transformer en acc,osé: « J'obsen·e à la Convention, s'écri:t un Con1enlionnel, qu'elle ne peul entca,lre à la tribune un homme accu,é d'un pareil crime; il faul qu'il ùe,- cende à l t barre. • Makré tout, la vébé!Ticnte prole,talion de Robespierre é\'Cillail un tloute, brisait un peu le courant. Lou,el a1ail dil un mol terrible et perfide: • Yous ven!(ere1,la Législative», cl les soulfrnnccs d'amour-propre exaspéré de Lous les Mpul~s qui, pour n'a\'oir pas su prendre à temps lïniliati\•e et la direction de la Julie révolutionnaire contre la royauté, avaient dîl subir quelques jours b dictature de l'audacieuse el victorieuse Commune, s'acharnaient en e!Tetà la vengeance. Mais le discours de Louvet n'élail qu'un point d'appui fragil,•, une déclamation ,aine el qui lombail dans le vide. Elle trompait l'allcote des haine~. Sur le, journées de septembre. le sophisme élail lrop criant; il était impo-sible de compromettre à fonrl dans les massacres RobespiNre el Danton, et de dégat::er enlièremenl la Gironde. Quand Louvel dil que • l'autorité tutélaire de Pélion élail enchainée, que Roland pnrlail en vain •• c'est pure rhéloriquede parti; car le premier jour, ni Pétion ni l\olaad ne firent un elfùrL ,•isibl,; et Lou\'el était réduit, pour solidariser Robespierre el Maral, ù alléguer que le premier al'ail dan, une assemblée électorale soutenu la candidalure du secon,I. LP discour:; de l/.Ju1cl élail donc pa-sé comme un nua;c boursouOé, fonlaslique el vain, gros de menaces mais pièlre d'effet. .\u,si bien, luim~mc clounail un démenti à la violence de ses accusations p~r l'incertitude de sesrooclu,ions et par leur incoh~rence: • HolJespierre, je l'accu,eù'a,oird, pub longtemps calomnié ksplus pur,,

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