418 UISTOIRE SOCIALISTE nages 1,,, plu, isra,es, dunl les principes el la manière déposenl égaleml'nl t'n foveur de son àmeet <lesestalenls. lia prou,équesamainhahilepou- ,ait allernatil·enll'lll sPcouer les gr,•lols rie la folir. lenirle hurin <lel'histoire, el tane•'r tes foudres de l'éloquence. Il e,t impossible de réunir plus d'rsprit à 010111 :; de prèlenlion el plus de bonhomie; courageu, comme un lion, simi,le conimr un enfant, homme sensible, bon citoyen, écrivain ,igoureux, il peul faire Lrt>mblerCatilina à la tribune, diner che; les GN1ces et souprr avec Bachaumont. • Sa Catilinaire ou RobPspierride mérilail d'i\lre prononcée dans un Sénat qui eût la force de fairejuslicel » Hélas! El )!'" Roland qui se rail presque minaudière el régencP. pour parlPr des Grâces cl de Ila('baumont accablait Danton de sa pl'Urlerie I Comme l'e,pril de parli el de coteri,• a des ressources profondes d'hypocrisie, môme dans lrs âmt-s droites el nohlt>s1 c·esl 110 roman pitoyable q11eLouvel porta à la lrihune; el il tenta en rain d'imiter le bruit de la roudr,• en si•cou:inl <lesgrelots fèlé~. Dans ce corps à corps suprême avec Robf~pierre, H fallait des coup, droits el sors, des accuealions précises, des fai1s cerlains. li n•· fil c1ue ressasser les vagues accusations de dict ,turc, il reprocha à Rnbespi,•rrc son inOuence aux Jacobins; el quand il voulul préciser, ,esgricl'sou furent miséra!Jlcsou furent faux. Ecoutez un des crimes de Robespi,•rre : c'esl d'avoir été prendre séance après le Dix Aoùl, au Cons ·il géuèml de la Cùmmune provi,;oire do111Louvet lui-même faisait partie: • Représ,·ntants du peu1>le, une journée à j1mais glorieuse, celle clu Dix AoOt, ve,rnil de ~auver la Frnnc,'. Deux jours encore s'étaient écoulés; membre de ce Con-eil gé11érnl provisoire (.lfm•mures), j'étais à mes fonctions, u11h<1m111te•n1re, el luul à r.oup il se fait un !lrarid muuvemcnl dans l'assemblé,•. Je regarde, et j'en c,·ois à p,•ine mes yeux ... c'élail lui, c'était Roliespicn-e Il venait ,·asseoir au milieu de no11s. Je me trompe, il était déjà allé se µlacer au bureau; depuis il n'y avait plus d'égalité puur lui. » Qrre pe11s.'r de l'tnla, tilJ..ge de ce trail de Louvel! Mais voici une accusalio1, plus redoutable ... si elle est vraie : • L' A,semlrlée légi,lative, elle, était journellemrnl tourmentée, méconnur, avilie, par un insolent démagogue qui venail à la barre lui ordonner des décrels, qui ne relournail au Conseil général que pour la dénoncer, qui reveuait jusque tians la Comnri-sion des vingt-et-un, menacer du locsin ... " Là-dessus, el avant même que- Louvet se soit expliqué, l'indignation contre Robe,pierre éclale. En vain, Billaud-Varennes s'écrie: « C'est raux 1 » Sa voix esl cou 1erte µar les clameurs, par lesafllrmalions des témoins qui soutiennent Louvet. L'émotion semlrle déborder bien au delà de la Gironde. Pendant que de nombreux Convenlionnels désignenl Robespierre d'un geste accusateur el menaçant, Cu 111bon,qui ne peul oulilier les humiliali'Ons el les frayeurs
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