400 IIJSTOIHE SOCIALISTI!: , 1ui lui conscillairnl le calme, la modéra lion. Le :?\ septeml re, aux Jacobins, Fabre d'l\1,:ianlinc dil de lui : « c·csl un homnw après lec1uel les Cordelirr, ,ont Loule la journée à lui prêcher d'èlrc sage, sans quoi il eût fail bien autre chose que ce qu·on lui rf•pro(he. ,, Clrnhol dit aux Jacobins, le H octobre : « Quant au parti qu'on appelle maralisle, je ne le connais pas, el ne puis le comprèndre, car ~laral esl un porc-épic qu'on ne peul seulement pas loucher du doigt, el il n'est donné à personne d'entendre quelques traces de ses idées. • li ne paraissait donc pas, même en ce temps, lrès maniable. Elpourtanlavec un grand ~ens politique, il s'efforce, en ces premières semaines de la Convention, de se surveiller, de se modérer. Il a compris que, s'il ne fournissait point de préteüe aux violences des Girondins, ceux-ci, résolus cependant à le perdre, se perdraient eux-mêmes par leur parti pris. Il les savait inconsistants, étourdis, il voulait leur laisser le loisir de se compromellre. li s'applique d'ailleurs de boni,e foi à défendre la Convention; il comprend bien, malgré l'influence encore dominante qu'y exercent les rolandisle~ cl brhsotlins, qu'elle est la suprôme ressource de la llévolution el il ti\çhe d'éviter les conflits entre elle el la ComJJ,unc.. \. l'égard des générau,, il mel le peuple el la Connnlion en garde contre l'engouement; mais il s'efforce de leur rendre justice: « Rétractez-vous donc au sujet de Dumouriez, me disaient hier malin deux collègues (n• du 5 octobre), à l'oule des aYantages qu'il dil a,oir remportés sur l'ennemi. Point d'étourderie, mes chers conrl'(,re~.je vous prie; j\1ur,1igrand plaisir, sans doute, de lui rendre justice; mais je l"auc11ù:;au houl de la carrière; qu'il taille en pièce les Prussiens, qu'il aille pre11rlr~,rs quartiers d'hil er à Bruxelles, aprè; avoir fa1·ori:,é l'insurrccliou de, Flama11ùs, qu'il presse en,uile le supplice de Capel le conspirateur, et compte sur ma rétractation. " Dan~ le numéro du 5, il fait alterner l'allégresse el la défiance : " Les nouYelles qui nous viennent de nos aimées continuent d'être ra10rablcs. Les lellres de Dumouriez annoncent que les Prus!iiens sont en JJleinc retraite ... 'l'ant d'heureuses nouvelles ont dîl e~citer une vive allégresse; les endormeurs en onl adroitement 1,rofiléJJOUrcombler d'élogfs nos géuérnu, cl plonger le public dans une sécurité qui pourrait encore devenir fatale el jeter les membres de la Conven lion hors des bornes. • Sans doute, il raul aujourd'hui de la confiance cl,rnsnos généraux; mais aoil-elle être aveugle après toutes les trahisons dont nous avons élé jusqu'ici les victimes• La prudence ne doit-elle pas l0ujours marcher à côté? ... Il est certain c1u·avanl le llix-Aoùt, les mieux famés n'avaient rien !ail qui fùt digne d'éloges. Ainsi. Lous étaient au moins suspects par leur relation avec J"exmonarquc parjure el conspirateur, par leur inaction, par leur conduite inci-
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