lllSTO!Ri,; SOCL\.LISTE « Eh hien' la l'action ,,,11t répandre tic, 11ua!!t', ,ur cette impo,anl: journCe; elle lïmpute à crimP à ~rs auteurs, parce CJLie des ciloytl1H,arraches brusquement tlt', lira, de leur famille pour 1oler à la dcren,e de leur, foi ,·r,, crurent clerni,· immoler à la sùreté pulJlique les scélérats, le, con,piraleurs reslt', impunis, rnta,s, 1s rlans le, pri,ons au mépris de la promc,,c de leur punition dans Ir, , i11~l-1p1atreheures. li était d'aill<.'ur., proul'é q11rde nuuveau, complots e1btaient, et que ers lraîlres del'aienl Nre ,1lart::i, pom 1,orter le carnage et la mort dans toute la ville à une heure indiquée. On mil donc bien que les crimes des patriotes, des défenseurs de la patrie, nP ,ont aulre chose, au, yrnx des tyrans el des facliCLL\,qu<' l'amour de leur p1),. • Détestable politique que celle de la Gironde qui, PLl cherchant un,• armr de parti dans ces éYénemeol, lul(nhres où les respon,abililès ne pPuvent êlre démêlées, où la part du patrioti,me el la part du crime sont indiscernable,, ohligeait la Rél'olution elle-même à as$umer ces tristes jour;, à les faire siens! L'offensive des Jacobins contre la Gironde était merveilleusement secondée par la réserve et J'hahi!eté de llohP:;pierre et de :Uaral. Jamais ih ne furent plus prudents, plu~ aYisés qu'en celle période où les Girondins se dépensaient en motions relenlissanles el furieuses, se discrédil.lient par des propos et des gestes forcenés. Le mot d'ordre amit élé donné à la COLJYenlionde ne pas laisser parler Robespierre. Dès quïl se dirigeait 1•rrs la tribune, c'(,lail un orage bien pré1>aré clïm11récations, cl'invectiws et de huées. La Gironde fai- ,ait violence à la liberté de la parole. Elle supprimait en llohe:;pierre le droit de ses commettants : elle annulait dans la Convcnlion le mandat de celui qui, avec un sens révolutionnaire admirable, avail le premier propo,é la r,·union d'une Convention nationale comme solution dr la crise du Dh•Aoùl. :\lais la Gironde ne discutait plus, elle ,;emportait et elle frappait. l•:11,· ,ll·ait peur aussi que la grave parole de nohespierre, où parroi:; racct'n• de la ron- , iclion in Lél'ieure el de la passion démocratique remu,1it les espl'ib. ne dis,ipill quelques préventions. A la façon dont Brissot parle de lui dans son jounal du 2'.J octobre, il est visible que le plan de la Gironde e,l, non pas de contenir llohespierre, mais de l'anéantir. " Hobespicrre, enseveli sous le poids du mépris quïl s'élail attiré à la seule fois quïl avait pris la parole, Robespierre qui semblait s'être apprécié en On en ,-e condamnant au silence ... • Non, ce n'est pas à un silence éternel qu'il s'était condamné. Mais lui, ,i empressé d'habitude à se produire, si obsliné à imposer de longs ci,com, a des audiloires à demi hostiles qu·n dompte enfin par ,a ténacité, il a compri, crtle fois qu'il s'userait en min cl dans une lulle sans dignité, à parler contre celle lrmpôle de haines sincères ou faclices; el silencieux, attendant ,on heure, il laissait la Gironde s'épuiser el s'abaisser pr,r ,es fureur,. Quant à Marat, il dut, sans doute, donner du mal plus d'une fois ;\ c,•u,
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