Jean Jaurès - La Convention I

IIJSTOII\E S!JCI.\Ll~TJ:; la 111i 111tc m,•n1t•oil il st'lll ic plu,, hrrnrnl la n(•cl',-ilé ile l'union, 1.1 frivolitl' ,-,111pahlt• .-t mPmlril'•n• des q11t•r,•llcs el de~ haines, c·,,,L Danton quïl soutient. c·e,t ,1un a1i; de Danton quïl ,e rallie . .\••culo'-sp.ir l'olfe11si\P d,• la Gironde, les Jacobins prirent neltemPnt po- ,ition c,,11tr1'cil,,. lls 0 ommi-r1'11lBri,sol de V<'nir di•fendre les passat?e~ do>-on journal 011 il ,JifTamail ~)•li'maliqurnwnl la Commune de Paris el oil il dénon~ail rexislt•ncr il la Convenlion d'un parti d(·,orf(illli,atcur. llri,sol 11'ayanl pa, ,..-.ponàn, les Jacobin, pronuncèrent ~on Pxc]u,io11, dans la ,cancc du t:.! ol'loln·,•. par un ordre du jour loni:uemrnl molhé. De plus, convaincus qtH' ,i lt•s Girondin- animaient lt•$ i11dii::nations cl les colères contre les journé1•~de ,,.pt1•mlJ1·,•,ce u'étail point pour frapp<'r :\laral seul, mais pour attrimlr,· tout,· la députation d,• Paris et Paris m,'rnP, il, se <!(,ridèrent à publier un plaido)W alt,•nué el hal,il<'. Pen à p,•u Ir, (iirondi11' uhligca.ienl une part il' de la ,un,orralir à parallre se solidariser il demi avec lia rat, à accepter. au nom du JH•1111le,une plu, large part de rr,ponsabililé dans les é1é1wrnents de >crtcmhr,· qn" pcul-ètri· il ne ro,nenail. .\in--i, c'e,t dc1•anl toul le IJloc de la 1kmo,:rati,• parisienne que la Gironde allait se trouver. Qtnml Couthon eut pro11011céaux .Jacobin• le cliscours q11rj'ai cité, et où il diph,rait rr,i-t ..nce il la Co111e11Lionde deu, parti,, el quand il fut qur,lion ,rcn\ll)t'r c,• cli-rour, au, sociétés arliliée,, des objections se ~roduisircnt BPntahok, Chabot, Tallien, Desmoulins, déclarèrent qu'il n'y avait pas à la COll\l'lllion u11 parli dr, 1,:11•:; r.1:allfr:;, q11'à supposer que \laral pul <'Ire justem,·nt aceu,i\ 1l'c,allation, il était -Pui Cl que cela ne for111ait point 1111parti. .\in,i lïn--trnl'l d,• con~en,tliou ré1ol utionnairc ,nerlis,ait les Jacobins de ne pa, d,·prn,er lrurs coups, de ne pas l'ra1iper en 1111'mrLPmps à droit<' rt à i;auche d de porter tout leur t•lforl conlrl' ,. les inlriganh •· c·e;;t-it-dir,· contre la Giro111le.llarrliment, el en homme~ qui seotl'ot que le, Girondin~; si r,•douLables d'ahord, s'usent vile et se perdent, il, couvrent cl gloriücnt en tous i,es actes le peuplt• de P,1ri,. Dans la cirwlaire qu'ils lanc,•nt le 15 octobre, ils parlent nettement du;.? -••11te111hn•dont• la raclion et le roinblrc de lïnLéric11r• vrulent tirer parti contre l'Mis . .. \'oici ce qui sr pa,s,1 à celle époque: les ennemis avaient entamé notre lerrillJire el s·a, ançaient sur Paris. La Commune de Paris, ,ur le rapport du patriote ll,111,H:I,el voyant que la légblaturr, loin de prendre de,; me--nres diclPes par 11,,, circonstances aussi impérieuse$, recevait avec aigreur les moyens dl' -alul puhlic qu'on lui présentait, prit la résolution, après l'avoir annoncé à tout Pari,, de raire tirer le canon d'alarme ,•t sonner le tocsin, pc11danlque les orncier, municipau, proclamerafonl, dans Paris, l'imminence du dnngrr. Trenll' mill<' hommes, quelques heures après, se préscnt&rent an Champ de 1, Fécl,•ralion el s'y enrôlèrent pour aller comballre l'ennemi. Ce bel cnlhou,iarnw rut toujours croi<sanl et fut en m,'me temp~ suhi par tous les départements. c,,, 11omhr,•11,esarmé es assurèrent Je saluL de la Ilépublique.

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