386 lllf'.TOl!lE SOCJALJST8 Royou dr la l\évolnlion (par une curieuse coquille, le texte porte : le noyau de la HèYolulion', inrn 111crà cet égml le témoignage du président, elc. » Et il termine par Cl'S lignes d'apol~éose : « e·c,L au milieu de ce sonlè1 emenl effroyable que je me présente à la tribune. Hommes hons el. juste, qui connaissez le cœur del' Ami du peuple, les motifs qui ont toujours conduit sa plume, la pureté de son dévouement it la pairie, YOU, trembliez de 1oir l'innocence immolée à la fureur d'une hande <1ï1ommc,barbares, ,ous lrcml,liez de Yoir le plus ardenl de vos dérenseurs trainé au supplice comnw un atroce machinalcnr; déjà vous le représentiez sous le glaive de la Lirannie, el sa têle livide, à la main d'un bourreau, donnée en spectacle au.i yeux d"une multitude égarée par les impostures et les applaudissements de ses féroces assassins. Rassurez-vous. Calme au milieu d"eu,. fort de sa conscience. se reposant sur la juslice de sa cause, sur son courage indomplahle, sur la )USlice de la majorité des membres de la Convention, ~ur le sens droil des tribunes, sur le pouvoir irrésistible de la vérité, il bravail, en souriant, les clameurs forcenées de ses çnnemis, hien assuré de les couvrir de confusion et de sortir victorieu, de celle lulle périlleuse. • C'est la Gironde qui avail ménai:é à .\larat cette sorte de triomphe. Mais après Lout, la ,·ictoire de Marat n'était qu'apparente : il avait commencé le dés1,eu des journées de seplemhre, il avait dù s·engager, pour ainsi dire, envers la Convention à répudier sa méthode de violence. li ne s'était samé qu·cn se reniant à demi. El il élail obligé de con~later que Danton le repoussai!. li ne tenait qu'à la Gironde, en s'alliant au grand patriote et révolutionnaire, de réduire à rien la polilique marali,le. Elle aima mieux continuer, sans suite d'ailleurs et sans plan, au hasard des fantaisies el des hainrs, sa Julie insensée. En quelques semaines, elle accumula tant de •fautes qu'elle usa auprès des députés sans prévention presque tout son crédit. D'abord, avec son esprit de coterie, son p-oùl des réunions occultes el exclusives où elle n'avait à souffrir ni la contradiction ni l'outrage et où elle m:ichinaitdesplans secrets, elle négligea de rester aux Jacobins ou tout au moins d'y agir avec force. Elle y avait encore, au moment où la Convention se réunit, de sériem appuis; elle aurait pu les garder, si elle n'avait pas perdu contact a,·ec l'esprit puhlic, avec la démocratie parisienne. Dans la séance du 24 septembre au, Jacohins, c'est Pélion qui préside; el lorsque l'abre d'Eglantine allaque Buzot et sa motion de p-arcledéparte men tale, il esl interrompu violemment. « Comhien donc celle garde appelée des départements, peut-elle occafionner de maux! (.llummres.) Quel danger si chacune de ces forces se rangeant ·aulout· de sa députation, Paris voulail prendre fait et cause pour la sienne.(.llurmurrs excp;,sifs.) Ne serait-ce pas là un germe de guerre civile·?• Barbaroux ful acclamé au contraire: « Huit cents .\larseillais sonl en marcbe pour Paris el ils arrivent incessamment. (Applaudissements). ~larseille, qui• prévu tous les bons décrets, qui a aboli la royauté quatre mois avant qu'elle
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