HISTOIRE SOCIALIS'l'E 27 1, n'a que deux parlis à ptendre. Le premier est de presser le jugrmr11t de, traitres détenus à LI bbaye, d'envelopper les li'ibwuw.v criminel., et l'Asw•111b/ée, et, si les tmitre.i sont blancltis, de les 111,,.,v1aer '""·' balancer aeec le no11vea11lrib11nal el lrs ,cèt,:,.ats faiseurs d11per/Ne décret. Lr demirr parti qui est le plus sûr et le plus sage est de se porter en armes à l'.tbbr1ye, d'e11 arracher les traitres, particulièrement les officirrs ,11issrs et leurs complices el de les passer au /il de l'épée. Q11ellefolie de voufoir j'aire leu,· procès! Il est tout fait; vous les avez pris les armes ri la main contre li, pairie, vous avez ma,sacré les so!d//.ts,pourquoi épargne=-ro11s leurs of/i<iets, incomparablement pl11sco11pables?La sollise a été d'avoir écouté le, ewlum1•11rsqui 0111conseillé d"en faire des prisonniers de guerte. Ce sunl des trnitre.1 quït fallait immoler s11rle-champ, car ils ne poui"1ù•nt jamais flre comid,:rés sous u,1 autre point de vue. • Vraiment y avait-il pour la !lél'Olution un si pressant intérêt à ab,1llre, après la victoire, tes mercenaires Suis,e:;, qui avaient, suivant la tradiliun séculaire des hommes de leur pays, fait le coup de feu pour leur maitre le roi de Fr:rnce·! « Citoyens, coalinur ~larat, je vous rai pré,agé et je vous le répète, vos ennemis machinent de nouveau contre vous; les membres pourri, del' Assemblée, particulièrement l'infernale faction llris,0t-Guadet est i, leur tète; leur dictateur (Lafayellr) est prOLà paraitre. • Ainsi, massacrer les prisonniers, fermer & la Gironde la Convention, voilà, au 10 août 1i92, le programme de Marat. li se réalisera en deux foi,, le 2 septembre 1i02 par les massacres, le 31 mai 1î93 par l'élimination des Girondins. Pourtant, depuis deux jours, l'Assemblée législative semblait a,oir renoncé au sy,lème funeste d~s ajournements el des délais. Le tribunal criminel était constitué, el pour affirmer sa loyauté el sa , igueur ré\'olutionnaire, il avait dès le 18 aoùl, nommé Robe,picr,e présiuenl. llobeôpierre refusa. C'est, quoi qu'en aient dit ses apologislts, une défaillance peu excusable. M. Hamol, l'historien d'ailleurs si consciencieux el ,i proue, le louo encore:« Pour des motifs, dit-il, dont tout le monde appréciera la délicatesse, Robespierre refusa d"accepter les hautes fonctions auxquelles il venait d'être appelé, et où il eût été en quelque sorte juge cl partie. » C'est là en effet l'excuse alléguée par nouospiei-re. • J'ai comuattu de puis l'origine de la Révo• lution la plus grande partie des criminels de lè,e- nation. J'ai dénoncé la plupa1-t d'entre eux, j'ai prédit tous leurs attentats, !or, 1u·o11croyait encore à leur civisme; je ne pouvais être le juge de ceux dont j'ai été l'adversaire, et j'ai dù me souvrnir que s'ils étaient les ennemis de la valrie, ils s"étaient aussi déclarés tes miens. « Cette maxime, bonne dans toutes les circon,lances, esl surtout applicable à celle-ci; la justice du peuple doit po,ler un caractère digne ùe lui, il
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