111S1'011l8 sor.lALIS'ff,; 327 avec les (acullés de l'industrù· du citoy1•1t.C'1·stune de., clau.,es sine qut, non du contrat social. "Per:;onne ne peut co11leslcr celle vérité. Ce principe est constant; s'il n'existait pas il n'y aurait pas de société. • les production, de la terre ne pouvant, par cette l'lli,wn, être ranqées dans la milmc classe que lrs autres propriités propr1'111e1!dlitei, l'l cl111q11r être respirant sur la letre !J devant tro1wer la s11b.,i,t1111rcil, est fridn1t qu'en établissa11tla fi.ration d,,mrmdfr, on nr• l'iole pas la propriétl du c!dlivaleur, pui<quc cette fi:ratiun en est le prix». Quelle interprétation atténuée du fameux mol : les propri/11,:s(aus,emr•11l appelées territoriales! Atténuée, rnab pin, eu appa1ence qu'au fond. Car ce droit de la société sur les productions de la terre, ce droit de la sociélé d'en fixer le pl'ix d'après les ressources des citoyens, c'est-à-dire d'a,irès les ressources des plus pauvres, c'est bien une sorte d'expropriation partielle de la propriété foncière au profil de la communauté el du peuple. El j'imagine que Momoro n'avait pas attendu le mois d'avril, pour comprendre que la laclique prudente et les voies détournées de la taxation le conduiraient plus sOrement au but qu'une déclaration de guerre imprudemment renouvelée aux propriétés territoriales. Dès le mouvement ùu peuple, e1t octobre el novembre, au sujet de la taxation, il entrevit sans doute que le principe de la taxation pouvait être conduit peu à peu jusqu'aux confins de la loi agraire. Ain,i la loi agraire était, pour ainsi dire, à fleur du sol. En celle pérlbde un peu indécise, nul encore, après l'éclat imprudent et universellement blàmé de Momoro, en septembre, ne se risque à mNlre directement en cause la propriété foncière; mais l'absolu de son droit est 1Iliné par un travail profond. J'ai cité, à sa date, c'est-à-dire au commrncement de l'été de :li02, la curieuse lettre à demi transparente, à demi énigmatique, par laquelle l'abbé Dolivier, à propos précisément des subsistances, posait I.Jien discrètement encore le problème de la propriété foncière ou plutôt annonçait qu'il faudrait se décider enfin à le poser. On devine avec quelle passion contenue el croissante l'abbé Dolivier suivait le mouvement de pensée el d'action qui se développait cbez les prolélaites. Il ne pariail pas encore, il ne se livrait pas; il attendait qu'un plus baut essor de la Révolution el du peuple lui permit de déployer toute sa pensée; mais sùrement, dès cette époque, sa méditation devenait plus pressante, plus précise. Elle éclatera bienll\Len une œuvre d'une importance capitale, que Gabriel Deville, qui l'a rencontrée au cours de ses recherches sur Babeuf, m'a signalée et qui est comme la transition entre l'extr.;rne démocràlie robe~pierrisle el le communisme babouvlsle. Le germe tressaille el semble tout près de percer la terre. Dès octobre et novembre 1792, des pensées hardies passiounenL secrètement Je mouvement naissant, la conception naissante du maximum. Ce
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