326 IIISTOIRK SOCIALISTE la Commune rie P.iris); les uns ont conseillé lrs administrateurs de s'emparer du domaine national punr leur usage. • )lais ces rumeurs ne ~onl-rlles pas calomni,•use, 1 l}uroy ajoute : « J'ai chrz moi un procè,-verha\ qui constate que )lùmoro cl nurour, ..11,oyés dans les départements de l'Eure et du Loir• et-Cher. ont ,oulu forcer des citoyen, pau>res à s'emparer d'un cMteau d'émii,ré; j'ai m,'mc dewrs moi un écrit par lequel )lomoro demandait la loi agrair,• ». Vraiment Dnroi• retarde et il retrace une histoire déjit vieille. Il s'ai;it 6,·irlemmf•nt des famrux propos que )lomoro tint dans l'Eure peu apr~s le Dix Août et de ,es artil'ies additionnels aux Droits de l'Homme. Puisque ks ennemis de la Commune de Paris étaient ohligés de se r/>fél'er à ers documents déjà anrien~, il est permis de croire qur les émissaires dr la Commune, qui ,e sentaient maintenant très surveillés, s'abstenaient d'orienter , i~ihlemrnt ,er,, la loi a"raire le mouvement rie protestation des prolétaires. Après tout, les plus habiles d'entre eux devaient bien comprendre qu'ils se hri,eriient iL mpnacer et à attaquer de front le droit de propriété, mais qn'ils pouvaient peu à peu en ri'duire le contenu au profil du peuple el en resserrer la ,uhslance. Dt'•jà, la lalalion génér,1lc des denrées par la loi, émanée du peuple, n'était-elle point une première mainmise des prolétaires matlres de l'l~Lat{ur la réalité rnème du droit dl' propriété? Je ne vois pas de hrochure de Momoro à celle date précise; mais j'en trouve nnc de lui, en avril 1703, où la loi a!,;raire est ainsi comme atténu&c en taAalion et où sn fameuse formule sur lt•s proprit'lés t,•rritorialrs prend un sens un f)eu adouci: • Opinion de ~lomoro, administrateur et nwmbre du Directoire du département de Paris, sur la fhation du maximum du prix des grains dans l'universalité de la Hépu1,liquc française, imprimfle pnr ordre de~ comités d'agriculture et de commerce cl,•la Conven lion nationale •· Yoyez a,f'c quelle prudence il s'avance. • Première proposition: Viole-1-rm la propriiti' par la fixation du ma.rimum du pri.c de., g,·ains1 Pour répondre d'une manière claire et entrainante, il faut ici définir ce que ron doit entendre par propriét,:. La propriété proprement dite, el dans le sens qu'on lui donne, est le droit d'user de la cho,e ainsi qu'on l'entend. • Un in<lhidu peul, sur le Lerrain qui lui appartient, hAlir une maison et la renverser le h•ndemain, 11arceque r·e,l ,a propriété, et quï\ a le droit, sous la ,auvc~arclP des loi,, d'm usrr rt d'rit "b11wr (san, nuire tpulcfois à la société par ces abus). Cr lllPl>IP droil '~l'l'"''IÏl'ltl•il ,m c11/lival1•11r .,ur la production (JIil' la terre atrord" ti ...,.., .\llf'l11•, :> {( Nun, sans tloutr. " /:'/ p1,11r11wi•> Ce.,t ,,w• c1•, p,·,11l11rtinm<ont de,ti111'" à la su/J,idance d1• /11 wr-iit,;, ll/11,IJPll/11111/Lï11dn1mit1' }11.,1,, 1•/ prhdablr qui doit e 11 ~,r,, lt! JJrir. Crur i1ulrnmitiJ, ju,tr ri p>'rr1/11blt•, doit ,'1re n, rapport proforlion 11el
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