lllSTO!llR SOCIALISTE des ùcnrées ·i Le ùépulé Fréci1w, i1ui wul faire croire, lui aussi, à un régime de terreur, se démenl lui-mèmc : • Au 1laus, ils ont forcé les administrateurs du département à approuver par un arrèté l'irrégularité de leur conduite. Les administrateurs ont cédé : je ne les e,cusc pa;;. Il parait qu'ils ont préféré la sc•curilé awc un peu de bonle à l'honneur dangereux lie remplir !Pur devoir. Pariou/,.,, ra,srmblemmls'est auymenlé de t,, lotalilé des cilO/J rm d,•s1·illa9r•sl""' ll'sq11Pl1il passait. Partout ils n'ont laisse qur Ir.~{l'lnmes, /rs in/irmrs et lt•s r11(mi1,. Toul le resle a été forcé de se joindre à t'u,, ,ous p,•ine cle se voir incenclicr ses posse,,ions. lis onl eu ,oin de se faire precl'der thns leur marche par les officiers civils el militaires des lieux dont ils emmenaient les habitant,;. • Mais vraiment est-il arlmi,;sible que l"ule une population ail suivi ainsi par pcm? Sans doute les paysans ru,és ~e réservaient une excuse au cas où les choses tourneraient mal, et ils répondaient aux administrateurs : On nous a emmenés de force. )lais c·e,t de bon cœur qu'ils étaient entrés dans le mouvement. Pour les Vt'rrirrs de )lontmirail, la violence prétendue c1ui leur a été faite e,t si illu,oir,•, que plusieurs Conventionnels demandent au contraire s'ils n'ont pas agi à lïn,ligalion perfide de leur patron ,e1Tier, Du"'I, suspecté un moment de contre-révolution. Non, c'est bien librement et délibérément que Lous, ouvriers des usines et travailleurs de la terre, se soulevaient contre de, prix exce,,m, demandaient el imposaient la taxation des denrées, revendiquaient un plus haut salaire, exigeaient la division des grandes fermes el la diminution du prix des haux. Lecointe-Puyraveau, Birottcau el ~laure durent sanctionner un tari!' des prix, qui était déjà, 1iour les objets les plus essentiels, un premier Lallleaudu 1111u:imum. Sous la menace, ils avaient signé la formule suivante : • Arrêté aujourd'hui, le 20 110,embre 1702, l'an premier de )a République, par les commissaires de la Convention nationale que les prix de, denrées ciaprès sont à jamais fixés ainsi qu'il suit, sarnir : • La têle de blé, le selicr à 17 livres, 6 sous. Qualité moyenne, le seller à 1ü liHes. Dernière qualité, le setier à 14 livres. « L'orge, le setier à 8 livre,. « La chandelle, à iO sous la livre. " Bœuf, 5 sous la livre. « L'aune rlc toile à 2 livres. Celle de serge Llanche à 55 sous. c Le fer, 20 livres le ceut. • Les Rouliers à 4 !. 10 la paire. Ceux à forte semelle et à deux rangs de clous à 45 sous la paire. • Ce sont très naisemblahlemenl les prix de 1790, ceux-là mêmes que la Convention, quand elle élablira le maximum, prendra pour base, en le!!maJoranl d'~n tiers. J'oh,erve, en elîct, en ce qui louche les souliers, que le corùonier Gerdret venait de soumissionner pour les souliers de l'armée à rai-
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