HISTOIRE SOCIALISTE 321 à moustaches qui fut à Orléans chercher les prisonnier, de la Haute-Cour nationale. Ces hommes dictaient leur volonté à leurs officiers municipau~ et à leur commandant de garde nationale, qui obéissaient pour sauver leurs jours. » Le témoignage de Lecoinle-Puyraveau el de Birolteau est un peu suspect, au moins d'exagération. lis avaient eu, en Eu1·e-et-Loir, une attitude assez piteuse. Pour tout dire d'un mot, ils avaient eu peur, cl pour sauver leur vie qu'ils crurent, peut-être à tort, menacée, ils avaient consenti à signer . l JuN RKWBKL. (D'aprës un document du Musée Caro3.vateq les taxes illégales, à revêtir de l'autorité de la Convention, eux, les gardiens el les vengeurs de la loi, la force populaire qui violait la loi. lis cherchaient à s'excuser auprès de la Convention en grossissant le péril, el aussi en rendant le plus odieux possible le mouvement du peuple. C'était, à les en croire, l'elfel d'une sorte de coalition monstrueuse des égorgeurs de septembre, émissaires attardés de la Commune de Paris, el du clergé factieux, el c'est la Convention surtout qu'ils haïssaient. Il ne parait point douteux que le clergé, en eltet, soufflait le feu des colères : à peine quelques mois plus tard, en janvier !793, une pétition demandant presque avec menace « le maintie11de la reli-
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==