HISTOIRE SOC!..\LISTE 310 fairl' pa)·er les ferma!(PSen f[Mins; et enfin que nul ne pourra Hrc, à la foi,, meunier et fermi(•r. Rl'mrl/1': eu 11iU fr soin d'appro1:i.1io1ml'r du,'fue p11rllr de la Rl'p11Miq11r rntre le, 1,11/În., a1mr admi11istmlill11 ce11trall', choi,ii· 1,a,· le pe11plc, et vuus verre: 'JIii' l'a/Jondanrr drs groiu, rt fil jmte proportion !Ir (1•11r pri.c ai-l'e cl'!ui dl' la 1011mi'e de tmcail rt·mlm ln tr1111qt1illité, lP ho11hl'l1r et la vil' à /0111 11's .ci111yl'lil. » c·r,l un vaste plan tr/>s systémati11ue et fortem1'11tcouru. JI procMc de deux idèt•, essentielles. La prrmière, dé1ivéo des théories d(· Turgot, d'.\dam Smith et de :-eckrr ,ur le ~alaire, e,l que les ouuin, ,ont t,,ujuur, payé, au plus h,t~, qu'ils ne pclllenl attendre el se détendre, qu'ib ,e font les 1111s au, autr(', une concurrence pre~que illimitée, et que, par con,équ1•11t,la hai~sc du ,alaire déterminée par cette roncurrence ne s·arrNe qu·au point où s'.ir rNerait la \'ie elle-mème, où la force de traniil défaillirait. Si donc lrs spéculateur~. les rapitnlblef, parvi,•nnent encore par l'accaparement du blô à en hnusser soudain le prix, le ,;alaire tomlJe du cou1>au-cles,ou, mt'me du niveau ,·ital et la loi cl'aitail, ,'ai,uise en un glaive de famine et de meurtre. Dès lors. el c'est la seconde idée maitresse des pétitionnaire,, l'État a Ir droit et le de\'oir d'interl'enir pour emp~cher le peuple ouvrier de tomù<•r au-dessous de C(' nheau ,itnl. Il doit a,~urer le Juste rapport du salaire ,tu prix du grain, el en fixant 1111 ma.ih,111111 au prix des grains, assurer en fait et indirect('mcnt un mi11i11111111 de snlaire. Pour maintenir dans des limi tes équitables le prix du blé, pour qu'il ne dépasse pas le nivrau marqué par les frais de culture et le b(•néflcehonnête du cultivateur, il faut d'abord ta,er, rn eliet, les grnins. Il faut ensuite en prévenir !"accaparement à la source n,~me, c'esl-it•dire à la procluclion, en di\isant le plus possible-les fermes, en cmp0chant la concentration des propriHés cl de8 ferma~e,. c·est ce qu'on 1,et1lappeler, non pas la loi agraire des propriétés, mai, la loi agraire des fermage,. Plus nombreux, el obligés d'ailleurs de vendre leur:; grains pour s'acquitter tle leur~ fermage-; qu'ils ne pourraient plus, selon le projet des pétitionnaires, acquitter en grains, les fermiers se feraient concurrence sur les marchés, et cette concurrence des fermiers, accrue et stimulée par des di,positions législatives multiples, conspirrrait avec la taxe pour maintenir les blés à un prit modéré. Ce sont les idée, les plu, hardie;; des cahit'rs paisans sur la division clc~ fermes, sur l'organisation d'un ,;e1·viccpublic d'approvi~ionnernent, qui, a1·rès avoir ét, amorties et ob,ct11·cicspar la hourgeoisie des villes, se rallument maiateoant et Jelleol sur Loule la Révolution une a1·dente lueur. Le ucuple commence à prendre conscience de lui-même, à formuler a,ec une ,igucur sysloroalique des principes dont l'application ferait de !"Étal le gardien du droit poµulaire. Il commencl' Ils'opposer comme classr, non plus à la nolJle,se terorrisce ou émigrée, non plu~ au clergé exproprié, mais à la minorité des capitalistes, des grand~ propril'laires fonciers d'origine bourgeoise et des grands
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