318 JIISTOll\i': SOCI\LISTE qu"on •'touf!,,. La lilwrt(' illimitée du cu11111H'rdce,,s i-rrainsesl opprcRsive pour J« c-la~,enomhn'use du p1'1il'le.Lo peuplr nr la peul doue supporter. Elle esl donc incompatihle avec notre l\ipul,lique ... Nou, ,oici parvenus à une seronde ù'rité: /,a loi doit pourvoir à l't1JJ/J1'oi-i,i,,111,e,11ent dr la Répuhliq11ePt à la ~-u!J.,.i.,t,111dt-P-•tous. • Q1wlle r,'gle doit-elle suivre en cela? Faire· en sorte qu'il y ail des grain,: que le prh invariable de c1>sg-rains soil toujours proportionné au prix de la journée du travail; car si Je prix du grain rnric, le prix de la journée ne ,arianl pas, il ne peul y a, oir de proportion enlTc l'un cl l'autre. Or, s'il n'y a pas de pro1,orlion, il faul que la clas~e la plus nombreuse soil opprimée; étal de cboH'Sab,urùe el qui ne peul durer longtemps . • Ugislateurs, Yoilà donc des vérités constantes. JI faut la juste proportion entre le prix du pain ,,1 la joumh du tral'Gil. C-rst à la loi â maintrnir cette Jil'Of!Ortion àlaquelle la liberté ifllmitée est un obstarle. « Quels sont les mr,!Jem qui doivent ~tre employés? Il ne faut pas vous le di--imuler, léi.;blateurô, loul moyen partiel esl ici dangereu~ el impuissant; point de termes moyen~, ce sont eux qui nous ruineront: ce sont ceux sur lesquels comptent les économistes, pour faire triompher leur système de liberté illimilèe. Pour compter sur le commerce, il faut que la liberté soit entière et, à la première entrave, il faul que le commerce soil détruit; autrement il n'agira que pour ,ous enlever el non pour vous apporter: il n'existera que pour votre ruine ... Supprimez, di's à présenl, Ioules ces mesures inégales qui entretiennent l'ignorance el ra,orbenl le monopole. « Ordonnez quP tout le grain se vendta ai. poids. TAxEz LE 1uxnrn.11; portez-le celle année à 9 livres le quintal (de 50 kilogrammes; cela fail 18 francs les 100 kilogrammes), prix moyen f•galPmenl bon pour le cullivaleur el Je con;;ommalcur. Ordonnez que, pour lPs autres années, il se,·a fixé dans la même 71roportiond'après le rapport du produit de rarpent ai,ec le co!lt de la culture : ,·apport qui srra d,:terminé pa,· des personne;, choisies par le peuple. « Jnterdisez le commerce des grains à tout autre qu'aux boulangers el meuniers, qui ne pourront eux-mêmes acheter qu'après les habitants des commune-, au même prix, el qui seront obligés de faire leur commerce à découvrrl. Ordonnez que les mesureurs ne pourront acheter pour plus de trois mois de leur i:onsommalion; que chaque fermier sera tenu de vendre Jui-m~me son grain au marché le plus prochain de son domicile, sans pouvoir le vendre sur montre par des mesureurs, porte-faix ou racleurs, enlln que les grains restants 11la lin du marché seront conslalés par les municipalité$, mb en réserve, Pl exposés les premiers en vente. Ordonne;; que nul nP pourrri prrndrP à frrme plus de 120 arpents, mesure de 22 piNlS par perche; que tout propriétaÎl'e nr pourra fail'e ra loir par lui-mtme qu'un seul corps de ferme, et gu'il sera obligé d'affermer les autres; que au! Jlè pourra
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