Jean Jaurès - La Convention I

HISTOIIŒ SOCIALISTE nement. ,e,pliquent sans dil'ficullé. Je ne suis plus surpris de voir l,t France si souvent agitée par la crainte de manquer de subsistances; quand Pile aurait quelque chose en su~ de se, besoins, les moindres circo1htances feraient. n,,llre celle crainte, au milieu d"unc population au"i forte que la nôtrP. » Mai, il ,·onclut : 1, ~ou, avon-; tic!=gl rain~ à peu près ce qu'il nou~ rn f.u1l. !) Cn·u1.,.-Latouche déclare, le 8 ùec,,mbre: • Je ,w crains pas ù"arfirmer que jamais la France n·eul aut.,rnt de grain, qu'ell.- en pn,-èdc actuellcmenl. .. Depui• trois an.,. le, ,·i'l'oftr, ont éti' brmw,. et /11 ,b·nâèrP a ,:t,: .,;upérieure... , Ajou lé, it cette quantité de blés de la derni<'re récolte, ,,t m,'m• des annt'es pn•cédenl.e, car il y en a, surtout dans les d(•partemenl.s du Xord , le, blé< que !"on dûil encore tirer de l"élranger, el vous Yerrez que le peuple fr.tnçais e,t. réellement au sein de l'abo11dance, quoiqnïl n·eu jouisse pa,. • Louis Portiez, dt'puté de !"Oise, écrit le 8 décembre : « Cilo)rns l<'•f(islatrur,, la saison de la récolte expil'ail à peine, et déjà on criait à la famine. Lr~ ~renjers rl1µ:orgent encore <le grain5, et on nous nwnac • de la disette ... « 1 MIii /î ~ 9, le sol de la Fran cr prod1ti<ail une récolte p/11squP ,11(/i- ,11,,,,. "" r hesoi1t."di P '<.f'shabitant,: il.,r• fa s Lit alors r!Ps r.rporlations il /'1:/NOl· f/N: fr gibier at·ail fr 1n·h-ifige de di't•1ute,· imp11111'111ennots champ., rt rt,, 1,r,:t,.,·n·au.-;si,cltaqur• fli'UtN•, la dinœ au moilts dt>nos productions lf'l'1'U1n·ia!r•-. . . l11j11111·tl"fw1i11e,011rè(Jne ,t'est plu,, que' l'rxpol'lalio11 à t'i't,·a11grr est 1n·o- /ul,i1•, que la 111r1.,se dr•, sul"i,tances e.,t a11g111e11tdi'er plu.< de .! 111illion, ile g11ù1tn11r,tant ri, graim qu'en farine, i111portés de /','tra}l(//'I' d1•111m/P /" ja11rir1· de cetlt· mm,'e jusqu·à p,·,'"'111, lrs calculateurs l"Pclwrchent, en ~ain, le, causes ,le ,·elle di,etl.e factice au 11âlir11de l"flb,,,ulr11tce. » T,,us les journaux fonl les mêmes constatatiou,. Dans un important art.ielt• 2i no,emhrë-1'' décembre 1ï02j ,ur les ,ub,i8tances, le journal /eç ftfr,,h11ions de l'ari., dit : • La récolte a élé abondante, c~l.l.eannée; l'année préci<denle n11'mc anil produit assez de IJlé pour toute la France. • Conrlorcel., de m,'mr, note tous les lémoignaires qui ét.abli~sent. qu'il n·y a pas rC1retéde grains. Brissot, o!Jsédé par la polémique contre l\ube,pierre el Yarat., attribue aux " seuls agitateurs• la cherté du gr.tin. ~ais voici, après tous ces témoignages générau, si décisirs par leur concordance, quelques indications particulières très int."re,sant.es. Laurent Lecointre, députo de Seine-el-Oise, soumel à la Cunvenlion, au printemps de iï03, un important travail où je rclèverni un peu plus tard lies éléments précieux pour la que•lion de, salaires. li rnulail démontrer à la Convention qu'elle pou,·ail el ùnail taxer le blé, el que les rer1mers pourraient abémenl. 1upporler celle luxe, parce qu'ils avaient de larges revenus. Pour le prouver,

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