Jean Jaurès - La Convention I

HlSTUlf\1> SOCIALISTE demandé: Qu'e,t-ce que la Convention? Ce sont des mandataires qui vicuncnt stipuler pour tout ce que la Soriélé cnti~1·e ne pourrait stipuler ell, - même. Ils ne doivent point lhrr des traitement,, lo rsque ch:wm1 y peut mettre directement la quotilo. Alors, il ,'l'st dit: Fai ,ons l'applit-aliun d1•s vrais principes qui veulent que celui qui travaill1! ,oil payé li.- sun tra,·,111, mais par ceu, qui remploient. (.Yu1w1•mu ,,,,ptautli"r111ruL,.) Si c,•lt.-<JUC,- lion eùt été prc,entéc isolée à la Coll\cnlion, on dirait: \'oyez ces flnanrier, ! ils ne che, chcnt qu'il supprimer. ~lai:; lorsque nous diro ns au 11cupl<•:\ou, le diminuons de 1:!0 million,, cl vous LiiJoureur-, qui paye1. 100 li,n·s ,lt- coutriLutio11moiJilière; ,ous calnreticrs, qui paiez 300,40 0 lhres de patcute, ,i vous avez confiance dans cet ccclé,iasti<Jue qui a !Jien Sl'rvi la lli•vululion, ch iJicn ! ,ous nesertz plu,soumis à .in corps électoral. Au lieu dl' lui do1111c1· 1:! ou i ;;oo liue:,, ,ous lui donocrei 3 ou 4,000 livres. (Vifs applaudiss,·- 1111•111.~.) • .\in;i, citoyens, au lieu de 300 million•, IOus n'en au rez qur 200 à in - IH"tr. Il ne faudra 1,a, ta11td,• moyen, coercitifs. Avant 8 jours le r,11>porlsera pr,-.l; œ mpport. si d6iré e.,1 allnul11, j'o,e le dire, de tous lesprèlt'e., Plil1· tow; les Fr11uçais. » Caml,un tlait d'un u11timisme audacieU\. Une partie d e l'A,,rmhlée ap• plaudil. )Ld, il y cul ida Comrnlion même de l'étonnement el de J'in,1 uii·tudc. Dan, le cll-1;;é, 1lans une grande partie du peuple rcvo lulionnaire iles campai;uc, d ù,·~ ,illes, l'émoi fuL \if. A une première anal),e, 011 ne discerne pas très iJien les causes profondes de celle répugn auce du p,•uple il la suppr,•ssion du budget des culte,. JI sem!Jle qu·u11raison nement comme celui ~e C mhon denait être décb,f', el ~on amor,'e ,oavcr,tin e: • Moi, f; aL, je ne paye plus ,·o, curés; ruai, i<' vou, fais remis e de 120 millions dïmptils par nn, eL, avec celle grosse somme q ue je ,·vus a!Jandunne ,ous paieri•t vou:;-mêm1•, si cela vous com icnt, etau pr ix <léll'rminé par vous, le curé choi,i par vou:;. Sinon, c·esl vous qui aurez le bénéfice de la rcmbe. ,. JI sem!Jlequ·en toute hypothèse l'offre soit séduisante. D'où ,ieul qu'elle ail, en uo,·emure 1702, soulev6 les esprits, dans le peu ple môme qui <levait le plus à la Rnolulion, dans le peuple des campagnes ? 11 se peut d'a!Jorù qu'il y ail chez le pay,an 11uelqueméflaace. On trouve ra bien, se dit-il, le moyen de me reprendre, un jour ou l'autre, la part d'i mpôt dont on ~e,u!Jle me l'aire remise el je resterai cbargo des frais du culte. Puis payer c,t puur le paysan uoc cboseamère, et il lui déplait qu'on lui r.,sse samurer trop frequern11lf•nLce !Jreuvage. Si cruel que soit l'impôt, il a au moin s cet avanlagtJ qu'on 1eut le P-'Yeren une ou fieu, fois, et qu'on n·cn e,tpas in commoùé à propos de chacun de, actes de la ~ie. Au contraire, ,ïl faut, après avoir payé l'impôt méme réduit, payer le euro eL surtout payer celui-ci ù propos de chacun de,; actes de la vie où il intervient, il n'y a pre,que plus de Jouru ce qui ne soit

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