JIJSTOIHE SOCI.\ L,ISTJ<: rPposenl toulrs sur les mêmes lJase,: 1érilé cl justice, liberté, égalité, union cl fraternité •· 1 CNle phras,•olo1sicchrisliano-ré\'olulionnaire, sincère chez plusieurs de 1789 à 1;t11, carhail en celle fin de no2 un commeacemenl de malaise el ,l'inquit'lude. Le clergé constitutionnel se demandait avec quelque trouble où il sernit conduit par le dé\'eloppement logique el infle,ible de tout le droit nourrau créé par la Ré\'Olution : après avoir séparé aussi profondément la ,ie cil ile de la ,·ic rrligieuse, ne serait-on pas amrné à séparer l'Etat, organe de la ,ie ci\ilc, de l'ltgli~e, or,:,ane de la vie religieuse? Au regard de la loi, la rie civile seule exbtait. Seule elle était réglée par des dispositions légales; la vie religicu,e élait toute facultative el ne relevait que de l'intime éonscience des hommes. Dès lors, l'Église elle-même devenait logiquement une institution fatullalive, quine !levailpas plusêlre liée à !'Étal que ne l'étaient les sacrements dont elle était la dispensatrice. Ainsi, entre là Révolution et le clergé conslilulionnel la défiance naissait. Le mot du père Duchesne:« Les prêtres seront toujours prèlres, ils ne valent guère mieux les uns que les autres », répondait à la pensée de plus d'un révolutionnaire et éveillait lïnquiélude de plus d'un curé. La brusque proposition de supprimer le budget des cul les, faile par Cambon, aggrava le malaise. C'est par des raisons de finances qu'à la séance du 13 noYembre, il déclara à la Convention que le budget des cultes devait disparaître. Le Comilé des finances avait l'ail de la suppression du budget des cultes la base de toute une réforme fiscale. Cambon parla avec sa véhémence accoutumée : « Votre Comité des finances qui ne perd pas une minute, qui s'assemble tous les jours, a porté un œil attentif sur beaucoup de dépenses. Il a a~rêté hier au rnir de vous proposer la suppression de l'im1iôt mobilier, de l'impôt ùcs patentes et la diminution de quarante millions sur l'impôt roncier (Vifs applaudissements). • Votre Comité, reprend Cambon non sans ironie, ne s'est pas dissimulé que celle nouvelle serait reçue avec enthousiasme; mais en môme temps il a dù élre économe; et, en supprimant la recel te, il a dù supprimer une partie de la dépense. Nous a,·ons calculé la suppression de ces impôts, j'ose le dire immoraux. Il faut dire au peuple: Il est une dépense énorme, une que per- ,o□ne ne croira, une qui coùte 100 millions à la République (Nouveaux applaudi.<sements.) Ayant à nous occuper de l'élal des impositions de 1î03, nous derions ,·ous proposer CPtle question: Si le, croyanls doiver,t p;,yer leur ruile. (Applmulis,einents.) Celte dépense pour 1703, qui coùterait 100 millions, ne peut être pass/•e sous silence, parce que la trésorerie nationale ne JJOUrrailla payer. il faudrait donc qur lr Comité des /immcrs nlt l'impudrur rlr 1·011dsemanrlrr le sang du pruple pour payer lrs fonctions 1101p111bliq11es. \'otrr Comité a regardé celle question SO!Jo tous les points de ,·ue. Il s'esl
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