Jean Jaurès - La Convention I

.. • 202 HISTOIRE SOCIALISTE Ainsi ccu~ qui ,oula'icnl réaliser en Angleterre la réforme parlrmrntaire, él.1ridr le ,uffr,,gc, ré:;,•rn jusqu'ici à une poignée de prhilégiè:;, tournaient leurs regards ,·,•rs h France révoluti,mnairc el ,crnblaienl attendre de son e,emplc N de sa victoire l'cbranlemrnl nécc,,airc. Thomas Walker, président. cl Samuel Jack•on, secrétaire, signaient pour la Sociéttl constilution11 ,-tt, de )landw-trr; J. Bull, pré,ident, e'. John Stacy, secrétaire, pour la S11ri,:1,· tir la d(ormalio11; 1'homa, Goff, pré,idcnt, el John Consens, ,ccrélairt·, p1,ur la Smù'b' dr la r/volulùm dP ::-;ornich; Gente Pullec, pré;idcnl, el Jacque, [lkz. :;r.•rdairt•, p<>uries li ltig, rnmtil11tiomiels . • Fran~.1i,, tandis que de;; brigands élr,,ngers, sous le spécieu, prétexte de Yengrr la justice, rarngenl votre territoire (l'adresse a été rédigér a1anl le désastre des alliés), y portent partout la désolation cl la mort; tandis 1p1'anssi trallrcs que perfide;; ils onl lïmpll(Jcace de proclamer que la com1a,,iun et l'ami lié ,onl les seuls motif, ile leur incur,ion, la partie opprimée de !'huma• nilé, oubliant ses propres maux, ne sent que les vôtres; el conlemplanl d'un œil inquiet les é\'éneme11l,, adresse au Dieu de runirnrs les prière;; les plus fenentcs pour qu'il Süit fa1orable à Yotre cau,e à laquelle la leur e,l si élroitcml'nt liée. « AI ilis par un si ,tènw op1>rc,,(•ur d'inquisition, donl les empiétements ins"n,ilil,·, mais continus ont bi,•r lù ra,·i à crttc nation presque toute sa liJ,c, lé tant ianlée, el l'onl prr,que muenée à cet état abject d'esclavage dont vous venez si gloriemcmcnl de sortir, cinq mille citoyens anglais tramporlés d'indignation, onl le courage de s'avanct'r pour arracher leur pays à l'OpJtrobre dont le cou,rc l.1 conduite lilche de ceux qui son\revèlus du pou1oir. lis croient qu'il <·,t du devoir de; , r,1is llrt tons de soutenir el d'assister de Lous leur:, moyens Ir~ rtdcn,cur, des IJr ,il, de l'llnmme, le~ préparateur; du bonheur de l'humanité, el de jurer à une nation qui procède d'aprè:; les plan, que ,·ous a1ez a,!optè, une amitié imiolable. Puisse, dès ce jour, celle amitié ôtre sacrée entre nou, et puistc la ven~eance la plus éclalanle tomber sur la lêle de nomme qui tentera 1.l'occasionner la rupture. • Français, notre nombre paraitra J,eu considéralile comparalilcmenl au reste de la 11alion,m tis ,aehez que noire nombre augmente sans cesse : el ,ile bras terrible cl <·011,1a111111cnl le16 de l'autorité en impo.,c aux timides, si les impusturc, répandues à chaque instant avec tanl dïndu,trie éi;arenl les crédule,, et ,i lïnlimilé publique de la Cour avec des ~'rançais reconnus traitres à leur JJH)s entraine les impré\'nyanls et les amhilieux, nous pouvous 1ous dire amsi a,ec cerlilude, hnmmes libre, <•tamis, que lïn,lruclion fail ùt-s pro,:rè, rapides parmi nous; que la curio,ilé s'est emparée de l'esprit public, que le r(•gne inséparable de l'ignorance et du despotisme s'érnnouil, cl qu'aujourd'hui tou, les hommes se tlemandenl: Qu'est-ce que la liberté? Quels so1,l nos droits? Françai-, ,ous êtes déjà libres, mais les Bretons se prép.1renl à le devenir. {,lppla11di.<sn,11•11ts.)

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==