IIISTOinE SOCl.1LlSTE 201 ,·as.,ée: le peuple enlier crie: • Yh·e la République française! nous YOJlons nous associer à elle.» Tous arborent la cocarde, el je ne désespère pas, citoyens, d"avoir à vous annoncer ~ous peu qu'une garde nationale, composée de citoyens du faubourg de Saxenhausen, habitation ùu peuple de Francfort, cléf"enùra ces murs contre les ennemis de la liberté, et devien Ira notre alliée. • ;·,ti rétabli les deux millions de contribution que j'avais élal,lis d"abord. J'a\ais à ma disposition la grosse artillerie de celle ville.» Dan - sa proclamation Custine disait : « La Constitution, citoyens, n'a él6 volée par la nation que pour le soula~emrnt du pauvre, et faire enfin cesser !"oppression de !"homme opulent. "J"apprends, citoyens, que le banquier, le gros négociant de Fr.rncforl, ro:lli,és avec nos ennemis pour extraire le numéraire ùe la France, pour y faire circuler de faux assignats, veulent faire payer au peuple cle voire cité la portion de votre cont, ibution que je ne veux faire payer que par le riche. El moi je vous apprends que l'homme riche seul paiera celle contribution, el que tout homme qui n'a pas une propriété de trente mille florins en srra di,;pensé; que s'il a payé, cela lui ,era rendu et que celle contribution ne sera payé·e que par les riches à proportion de leurs richesses. "Je ,uis venu en AllemagQe pour offrir au peuple l'alliance de la République française, el faire connaître aux oppresseurs que les Français dc1·er,us libres n"ont qu'un désir, ne forment qn"un 1œu, celui de protéger le faillie, cl de faire sentir à l'homme inju,te dans l"opülence que les hommes, nés égaux en droit, ne doiYent pas porter le joug de l'homme riche.• T.a Con,cntion acclamait ces paroles. ~lais die, coalisaient contre la Révolution el contre la France l'aristocratie féodale N ,, l'aristocratie des richesses •, le noble et le uanquicr, l'éYêque et • 1,~uos négociant», les forces d'ancien régime el la riche bourgeoisie. Ce bloc, qu'il eùl fallu diviser au conlrairepva bientôt relomuer sur nos armées !l'un poids écrasant. 11ais d'Allemagne ce n·est d'a!Jord qu·un ébloui"ement de vi<'loire el de Révolution gui vient à la ConYention nationale. Elle ,·e,alte à celle marche partout triomphante, partout conquérante de la liberté, en Belgique, en Allemagne, en Sa\"Oie. De l'Angleterre qui était encore neutre m·iis tlonl on pouvait craindre rentrée prochaine dans la coalition, de mulliples adresses de sympathie étaient enYoyées à la France révülulionnairc par les sociétés populaires des , iiic, industrielles. Le 7 novembre, Gen,onné, secrétaire, donne lecturr il la Convrntion d'une adresse « clc plus de cinq mille citoyens anglai,, compos«nl le, Sotiéli's constilulionncllc C't de la ,·é(ormalion, ùe a\lanchesLer, ccile de la ni:rol111ion de Norwich et celle de, IVhigs conslil11lion11el<ù, ,dépenda11t., rt amis du peuple, unies dans une cau,e commune; c·esl-it-dire pour outenir une représentation juste, égale et impartiale dans le parlement"·
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