j76 JI ISTOIII E SOCIALISTis luti rns n'ont pas le temp, d'être justes et ùe cl,,s,er les titres historique, de l'institution qui 1n tuer si elle ne mrurt . .-1. l'unanimité, la royauté est abolie : de l'.\ssemhlée, des tribunes, s't'·lè1ent de lon<(seris de : • Yi1e la :Sation ! » C'était la veille, à Valmy, le cri ,les soldats ré1olulionnaire,. Précisément, des ,·olonlaires, avant de quitter Paris, demandaient à prHer serment devant la Convention. • Pendant que n,us défendrez la liberté par la force de ,os armr,, leur dit le pré;idenl, la Con- , en lion la défendra par la force des lois. L1 royauhi e,t abolie ... » Ain,i toutes les émotions se liaient, toute, IP, forces se continuaient, et le, soldats emportaient, comme une arme de plu,, le décret du législateur. Le lendemain 22, ù la demande de Dillau,1-Yarenne, la Convention décida qu'à compter de la 1eill•' les acte, public,, au lieu de dater ,le l'an IV de la liberté, porter.tient la date de l'an p,·em;er de la République. C'est ,ous cette forme que la Hépublique fut proclamée et que son nom l'ut inscrit olficiellement dans la Révolution. C'était une suhlime nouveauté dans l'histoire du monde. li y avait eu de, répuhlicJues aristocratiques ou fondées sur le travail de, e,claves, sur toute une hiérarchie de la con~uëte. Il y avait eu des républiques I.Jarbares, courtes a,socialions mililairi•s où le courage suscilail el dési!;nait les cher,. Il y avait de petites répnbliqu~s oli,;archiques, comme celle des canton, suisses. Il y avait la ri'publique des exilé,, des pro,crils, celle que, sur le sol ,·ierge de l'Amérique, où il n'y a,·ail aucune racine de monarchie, formèrent les descendants des puritain,. ~la:s qu'un gr,tucl et Ya,te peuple, policé el riche, chargé de dix ,iècles ù'hisloirc, qui a,ail "randi ,11 cc la monarchie et qui, hier encore, la jugeait nécc»air~ même à la l\é,olulion, que ce peuple où il n'y avait pa, d'esclaves, où il n'y avait plu, de serr, et où, dermis le Dix-Aoùt, tous le, citoyens étaient ègau,, s'élc1,lt it la Rl'publique, et qu'il de1lnt vr,tirnenl, tout enlier, dans Lou; ses éléments, un peuple de rois, voilà eu etrct la grande noaveaulè el la graude au.iace. Les révolutionnaires en avaient la conscience très nette. Eu, que l'on a si souvent et si sottement a~cusé, d'être de, écoliers et des rhéteurs fascinés par les souYenirs de l'antiquité mal comprise et égarés par elle, ils savaient très bien el ib di,aienl que leur œuvre n'avait pas de précédent dan, l'histoire et qu'aucune leçon du passé ne lel.H' suffirait à conduire re,périence nouvelle. Dès le lcnckmain, dans le numéro ùu 22 au 20 sei,tcmbre, le jourlc• Révolutions cle Paris lra luit avec nellelé el avec force la pensée commune: • '!'out en re,pectanl le, mœurs de la belle antiquité, loulen admirant les chef,-d'œuvre qu'elle nous ~ lai~•és dans les 1.Jeaux-arts, Athènes, Sparte cl Rome, quant à leur légi;lalion, n·ont rien à nous olTrir capable de nous seryir de règle ou de pré,rnalif. De ce que les républiques anciennes ont fait en politique, nous ne pouvons rien c,rnclure par.:e que nou; n'a10ns rien à Caire.
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