8 IIISTOinE SOCIALIS'l'E médiats du peuple, alors la force populaire ne sera plus une, el il existera dans la machine de volre gouvernement un germe éternel de divisions, qui feront encore concevoir aux ennemis de la liberté de coupables espérances. Il faudra que le peuple, pour se délivrer de celle puissance destructive de sa souveraineté, s'arme encore une fois de sa vengeance. Dans celle nouvelle organisation, le peuple voit entre lui el l'OUSune autorité supérieure qui, commeauparavanl, ne ferait qu·emharrasser la marche de la Commune. Quand le peuple a sauvé la patrie, quand vous avez ordonné une ConvPnlion nalio• nale qui doit vous remplacer, qu'avcz-Yous autre chose à faire qu'à satisfaire son vœu? Craigner.-l'OUS de vous rrposcr sur la sagrssc du peuple qui Yeille pour le salul de la patrie qui ne peul être sauvée que par lui? c·e,Len établissant lies autorités conlra<lictoires qu'on a perdu la libcrl(:, ce n·esl que par l'union, la communication directe des représentants avec le peuple qu'on pourra la maintenir. Daigner. nous rassurer contre les dangers d'une mesurr qui 1létruir,i'L ce que le peuple a fait; daignPz nous conserver les moyens dr sauver la liher'lé. c·est ainsi que vous partagerez la gloire des héros conjurés pour· le bonheur de l'humanité; c'est ainsi que près de finir ,otre carrière, , ous emporterez a,•ec \'Ons les Lènédiclions d'un peup!P libre. « :--ous von, conjurons de prendre en gran<IPron,;,1 ·•ralion, de confirmer l'arrêté pris par le Conseil général Ile la commune de Paris, afin qu'il ne soit pas procédé à la formation d'un nou\'cau directoire de département». (l'i(s opplowJissem,11/s .) El comment, en clîet, ùeu~ jours après le Dix Aoùl, l'Assemblée n'aurait-elle pas applaudi les délégué., Ile la Co,nmune ri'\olulionnairc? 1lab elle dut être secrètement meurtrie e~ inquiète. Au fond, nobespicrre arnit rai• son. Puisque l'Assemblée législalhe hésitante arnnl le Oh AotH, ou m,'me inclinée vers Lafayelle, avail lai•sé au peuple ré\'olulionnaire de P,iris, organisé en Commune, le soin de sau"cr au péril de rn vie Il p,llric cl la liberté, puisqu'elle availdù reconnallre ce pouvoir r6rnlulionnaire cl spontané, ce pournir de salul populaire el national, comme l'expression d'une légalité nouvelle, il ne fallail pas contrarier el lier la Commune avanl qu'elle eùl accompli son œuvrc. li ne fallail poinl l'cmharra~ser des formes surannées d'une légalité hostile. L'Assemblée le comprit, ou ùu moins elle se résigna. Thuriot appuya la moliou de la Commune en quelques paroles sobres 'et fortes: • Nous sommes convaincus qut', dans ll's circonstances actuelle~, il faut que l'harmonie règne enlre les représentants du peuple cl la commune de Paris, que c'est de celle union que <loil résulter la liberté publique. Il faut, surtout dans ce moment, simplili<•r la machine du goll\ernement; car plus la machine esl simple, plu, les elîets en sonl heureux. EL c'csl dans ce moment surloul. qu'il ne doit y avoir entre le peuple el vnus aucun intermé• diaire. •
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