Jean Jaurès - La Législative : 1791-1792

HISTOillE SOCIALISTE 1305 L'Assemblée prit d'emblée un décret conforme aux propositions de François de Neufchâteau. Et celui-ci formula aussitôt une aulre proposition décisive. lty a, dil-il, dans la vente des biensdes émigrés w1moyen d'allacherles 1,abilanls descampagnes à la Révolution. Je demande que ces biens soient vendus à bail à ,·entes dès ce moment, pa1;pe1ilesparcelles de deux, trois, quatre arpents, afin que les pauvtes puissent en profiler. » 0J1PART »• LA FAYBTTB DU C.l)tP DEVAST 8KDA:f (D'apr6s une estampe du Musée Carnavalo'-) Ainsi les biens des émigrés, qui avaient élé mis à la disposition de la nation, allaient être vendus sans retard, morcelés, distribués à la bourgeoisie révolutionnaire et aux paysans. L'Assemblée accueillit par les applaudissements les plus virs les paroles de François de Neufchâteau, et elle adopta à la minute, san~débat, le décret suivant, rendu, si je puis dire, par le canon du 10 aoQt: • L'Assemblée nationale, sur la proposition d'un de ses membres, après UV. i6i, - BISTOIB& IOCU.LISTI. LIV. !64

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