123S IIISTOl!l.E SOCIALJSTI:; c'esl-à-dire la royauté elle-même, el en tout cas tout droil de ve10, l'Assemblée pres,,ue toute entière protesta. Les uns sïndignèrent; les autrrs désapprou,~rent. ~!ème les volontaires qui arrivaient à Paris pour prendre part à la tète du 1 i Juillet, u à la Fédération de ii92 •• avant d'aller aux frontière combattre !"ennemi, étaient entourés, par les Jacobins eu.~-mêmcs, de conseils de prudence. fioùespierre, en un discours un peu pompeux : • Salut aux défrnseurs de la libt:rlé, salut aux généreux Marseillais •, les 8\'ertis,ail de ne point se laisser duper, à la cérémonie du 14, par les avances mensongères et les sourires du pouvoir royal, mais il leur rappelait aus,i en des termes dont la violence calculée lais~ail pourtant apparaitre le conseil de modération, que la Constitution devait avant tout èlre respectée el maintenue. ~1ème dans l'a journée du 14 juillet, au Champ-de-:Uars, les parlis de gauche évitèrent avec soin tout incident un peu aigu, toute manifestation un peu vhe : aucun cri hostile ne fut poussé contre le roi ou contre la reine. Les fédérés avaient été distribués dans les bataillons des difTérenles sections: ainsi, aucun mou\'ement ne pouvait se produire autour d'eux, el les organisateurs de la Journée évitèrent même au roi Loule démarche désagréable. JI était convenu d"abord qu'il mellrail Je feu à un arbre généalogic;ue des émigrés; on lui épargna celle cérémonie. La journée fut assez belle, lumineuse, languissante, Ioule pénétrée de vagues sous-entendus, et d'une attente incertaine, de frayeurs atténuées el de somnolentes haines. De même que les Jacobins semblaient redouter ou ajourner tout au moins le coup de main décisif, le roi el la reine n'avaient plus d"aulre politique que d'attendre l'étranger. Ils ne se faisaient aucune illusion sur le baiser Lamourette. Marie-Anloinelle écrit le 7 juillet à Fersen. (En clair) : u Je vous ai adressé, il y a quelques jours, !"étal de vos dettes actives. Voici le supplément que je reçois ce malin de votre banquier de Londres. • (En chiffre) : • Les di!Térents partis de l'Assemblée nationale se sont réunis aujourd'hui; celle réunion ne peul être sincère de la part des Jacobin~. ils dissimulent pour cacbcr un projet quelconque. Un de ceul qu'on peul leur supposer est de faire demander par le roi une suspension d'armes el de l'engager à négocier la paix. Il faut prévenir que toute démarche officielle à cel égard ne sera pas le vœu du roi; que s'il est dans la nécessité d'en manifester un d'après les circonstances, il le fera par l'agence de M. de Breteuil. " Étrange chimère! Elle se figure encore qlle la France révolullonnairc a peur el cherche à négocier, mOme par le roi. Il n'y a donc qu'une chose à
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