HIS'l'OlllE SOCIALISTE 1217 démarche qui ressemble à un coup d'Etat, qui vient brusquement menacer l'Assemblée. Il y est entendu le 28 Juin. Il pouvait, à ce moment, e,pérer un mouvement décisif. L'émoUon soulevée dans la bourgeoisie modérée el dans une très grande partie du royaume par la journée du 20 juin dur,tit encore. Les adresses à l'Assemblée affluaient. Lafayelle lui-mème, dès qu'il parut it la barre, fut E . DiNER DES MARSBJLLAIS AUX CllAMPS-J:!L\"SÉBS LB 00 JUILLET 1792. (D"aprës uoe estampo du Musée Carnavalet.) salué par les applaudissements d'une grande partie de l'Assemblée et aussi d'une grande partie des tribunes. Il affecta le langage le plus constitutionnel. Il déclara qu'il était venu seul, non comme général, mais comme citoyen, et pour arrêter le pétilioonement illégal commencé par son armée. Mais, malgré tout, c'est son armée qui parlait en lui et par lui : et d'ailleurs il déposait sur le bureau de l'Assemblée les adresses que lui avaient déjà fait parvenir plusieurs corps de troupes contre les « Jacobites " et les • faclieux •· La Gironde essaya tout de suite de parer le coup. Guadet toucha le point faible. Il demanda si le général Lafayette, avant de quiller son a1-mée, avait demandé et obtenu l'autorisation du ministre de la guerre. La Gironde insista pour que le ministre de la guerre rot interrogé là-dessus. li y eut appel uv'. 153. - BISTOJ&I SOClALJ!ITI,
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