IIISTOlf\E SOCI.-\LIS1'E 1207 rréer, vers la capitale et , ers les fronlièr,•s. (..I/J/il,uuiissrmrnll ,i oauche et dans Ir., lt"ibunes.) Le pe11ple 1eut absolument finir une fh·rnlution qui est .on œuvre et sa gloire, qui e,t 1"11 ,nneur de l'esprit hum,tin. li ,cul se sauver et ,ous sau,er. De1ez-1ons emµécbcr ce moul"ement ,ublime? Le pou1czl"011s?Légi~laleurs, vous ne refuserez pas l'autorisation de la loi à ceu, qui veulent aller ,nourir pour la défendre. • ( l'ifs applawfis,ement., â gaurhe et dans les tribunes.) c·~tail comme une déclaralion de o:;uerre indivisible au roi et à l'étranger. Les moMrés en furent épouvantés: il• ,'érrièrent que cette adresse était allenlaloirc à la Constitution, mais la gauche protesta; c·e,t contre les ennemis de la France que rnulaicnt marchPr les patriotes de ~lar,.,ille: allait-on décourager !"élan national? c.1111bonne disait pas quïls voulaient aller aux frontières, et • dans la capitale •· Le peuple sentait d'instinct la trahison du roi : c·cst donc à travers le roi qu'il fallait fr.ipper !"étranger. f,'.\•semblée, troublée par cet habile et ardent mélange de patriotisme et de révolution, n'osa pas désavouer l'adresse des Marseillais: elle en vola m~me lïmpression el l'envoi aux déparlements: c'était jeler à tous les venls des étincelles de république. L'As,emhlée élait cmpo,·lée ain,i bien au d?là de sa propre pensée; el quand, un peu plus lard, clans la même soirée du 10, le directoire rte Paris lui arlressa copie d'un arrêté. par lequel il mettait en demeure le maire et le comnundant de la garde nationale d'aswrer l'ordre le lendemain, que pouvait-elle faire? Elle pas•a à !"ordre du jour. comme pour laisser au, a ,lorités adminislralive5 et municipales toute la re~ponsabililé. Cependanl, ll.1ns la nuit du :/0 juin, les faubourg~ Saint-Antoine et Saint- ~larcd étaient en rumeur comme un camp évcil!é la veille d'un assaut. Les sections des GobJlin•, de Popii;c)url, des Quinze-Vingts élaienl en permanence. CependanL ce n'est qu·a.sez a,·anl dans la matinée que les deux faubourgs s'ébr.inlèreot. Pendant toute la matinée il y avait eu entre Pétion et les commandants des bat ,ilions révolutionnaires des pourparlers. Finalement, Pélion, ne pou1·anl pas et ne voulant pas arrêter le mouvement, quïl déclarait irrésistihle, s'a1isa de le • l•galiser •· On lui promit que les pélilionnaires déposeraient leurs armes avant d'enlrer dans l'A•semblée et aux Tuileries; et, en revanche, il autorüa tous les citoyens qui voulaient prendre part à la manifestation à marcher sous le co,nmandement des officiers de la garde nationale. Ain,i le peuple ré1olutionnaire serait comme encadré par l'ordre légal. Touchante tran-action des jours de combat ! L'Assemblée ful avertie 4 l'ouverture de la séance que deux colonnes armées parties l'une de la Salpêtrière, !"autre de la Da-Lille étaient en marche, qu"P.lless'élllent rejointes, et que grossies d'une grande foule, elles approchaient. Les Girondins, Guadet, Vfreniaud lnsislèrenl pour que les pétition-
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