HISTOIRE SOCIALlS'l'E 10$7 ramène une partie des sommes que l'imporlalion des soieries, draperies el toi/,, en a tirées. • iA majeure partie de ces usines a une affectation emphytéotique dans les fu1"étsnationales (c'est-à-dire des baux de !l!l ans qui assurrnl du bois à des condition,; déterminées); tous les entrepreneurs n'ont construit que dans l'assurance qu'ils auraient les bois à bas p,·ix; si la nation retire les forèts et les mel en vente, outre qu·elle sera forcée dïndrùwis,·,· les emphytéotes de la 1wn-joui.,sance de leurs baux, cequi égalerapeut,ê11·ele prix de la vente des forêts, toutes tes usines à défaut d'aliments ou forcées de les acheter mt pl"ix que les acquéreurs seront les maitres de tenir le bois, tomberont d'etlesmlmes; f 0,000 ouvriers habitués dès l'enfance au travail de ces usines, resteront swu ressources, seront plongés dans /'extrême misère.» De même, les citoyens d·Epiaal, dans leur pélilion, disent à l'Assemblée, le 30 mars: « Bientdt aussi ces mêmes p,·opriétaires de forêts accapareraient nos fabriques en força,rt par les mimes moyens ceux qui les auraient <'tablies à les lew· ve,ulre ou céder au rabais; ce qui finirait par mettre Ioules nos fabriques dan.s tes mêmes mains, et par rendre encore nos nouveaux forestit-rs malins du prix de toutes les fabricalions du royaume, nouveau monopole, aussi rcdoulable, aussi cruel que celui de la malière mème du bois. • De,anl celle opposition énergique el pre-que violente le projet d'alitinalion fut ajourné el tomba. illais quel frémissement de Lous les inlérôls ! li n'y a pas une forme de la vie économique et sociale ùu pays qui ne soit mise en question. En même Lemps que les pay.ans se défendaient contre l'aliénation des forets de l'Etat, ils tentaient en bien des points ùe reprendre aux seigneurs le domaine communal usurpé par eux. li ne leur surfisait pas de ,'affranchir de, redevances féodales el d'en demander ou d'en imposer la suppression gratuite. Ils se sou1·e,1aienl du long travail ùe spoliation par lequel les seigneurs avaienl saisi la terre, les bois, les prairies qui furent à tous. El ils en e;\igeaienl la restitution. Mais, comme nous l'avons vu daus les cahiers, aucune conception précise, aucune vue d'ensemble ne guidait les paysans da1!,;la question des biens communaux. Les uns ,·oulaient les maintenir en les complétant par les reprises exercées sur les seigneurs; les autres voulaient procéder au partage. Duphénieux signale à l'Assemblée, le 5 février 1792, les agitations qui se produiseot à cet effet dans le Lot : • Je vous observerai encore, Messieurs, qu'il y a eu aussi dans ce département des iasurreclions qui ont eu pour objet le partage des biens communauz, lesquels sont très considérables el très mal administrés. L'As,emblée aoosliluaole avait annoncé qu'elle s'occuperait de régler ce pnrlage. Plusieurs tommunes, impaJienles de ne pas voir arriver le décret à cet égal'd, s'en sont oceuphs elle1-mAmeset onl déjà divisé leurs biens. D'autres ont voulu les
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