10S6 IlTSTOinE SOCIALISTE talbmc prhé el le domainr <l'Et.;t, qui pendant tout le dix-neu,ième sièole se poursuivra à propos des chemins de fer, des mines, dos canaux, et encore de, forN,. Turpetin, dépul~ du Loiret, disJit, au contraire de Yuillier: " On ne saurait se dissimuler qu'il n'y a que des compagnies de capilali,tes rn Hal d'acquérir cle grandes masses ne forôls. Il en est qui couvrent plusieurs lieues de terrain, sans (lire dhbées par aucune autre propriété; aus<i n'_r a-t-il rien à espérer de la concurrence el tout à craindre de la cupidité. lfavidP, millionnaires sollicitent et pressent votre décision. Ce quïls auront;\ payer d'abor 1, ils le trouveront, cl au delà, dans la seule superficie. a • Les compn·,:nirs sont prêles, s'écrie à son tour Chéron, Mpulé de $Pineet-Oise, elles allcodenl. pour lever leur tôle hideuse, que vous leur ayez jeté leur proie; déjà mème la calomnie a osé proférer de sa hour.he impu:-e que ces compagnies de conspira leurs avaient l'audace el lïmpudence des, vanter qu'elles ctaienl s1ires du succès de leurs complots ... el qu'il e.tistail parmi nous des memhres assez corrompus 11ourêtre en relation intime avec elles... Le cri d'alarme qui ~·est élevé dans Lou, les points de la France sur celle fuueslc proposition n'est pas le cMd'une faction corrompue, c'est le cri du besoin, c'est la voix impérieuse ou peuple, du souverain, qui tonne contre les agioteurs : « Yous ne détruirez pas mes forêts; c'est mon bien, c'est celui de mes enfants; c·e~l a,•ec elles que je construis mon logement, que je corrige ln rigueur de l'hiver; c·est à elles que Je dois le manche de ma bêche, le corps de ma charrue cl le bois qui porte le fer garant de ma liberté. • Nombreu, enfin sont les députés ou les pétitionnaires qui signalent l'étal de dépe111lancc où tomberait lïn<luslrie à l'égard des capitalistes mal lres des forêt•. Ici encore, on croil enlenclr,•, à propos des forêts, la lon-:;11eplainte qui s'élèvera pendant loul le dix-neuvième siècle contre les compagnies de lranspnrl el les compagnies de charbonnages, mallresses par leurs- tarifs de la production. Etienne Cunin, député de la ~leurlhe, dit, le 2 mar,,. avec précision el force : • Les Mparlemenls de la Meurthe, Meuse, Moselle, Vosges, Doubs, Jura. HautP-Saône, à raison de l'humidité du sol el de la graisse de leurs pàlurages n'ont que des laines très grossières; la même cause el l& froidelll' du climat leur interdisent l'élè,·e des vers à soîe el ne leur donnent que des lilll! el chanvres de la dernière qualité ... La nature leur a donné en déùommagemenl des sources salées et des mines de fer; l'in<lustrie des habitants, qui ne po11valt soutenir la concurrence des_autres fabriques du royaume (pour les drap, el soieries), s'est portée vers re~ploilalion des mines et des autres usinas• feu. Dépourvu~ de fossiles combustibles, mais riches en forèla, dont la quantité, dans l'ancienne province de Lorraine seule, est à peu près d'un quart de toutes celles du royaume, les habitants ont établi et co,utruit lks salines, ds forges, fonderies, ferblantnies, d •s verreries et des faienctries; " prodwü de ces manufactures, versé che:; l'étranger et da11s finléritJUr je la Frartff
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