HISTOIRE SOCIALISTE 1085 avoir transmis avec la propriété tous les droits qui s'y attachent, suivant les éléments de la raison reconnus par la Constitution. • Et il soulève ensuite la grave question des biens communaux : • Les communautés sont propriétaires ou usagères de presque tous les bois qui les environnent ... Dans le premier cas, les dépouillerait-on? L'iniquité de la vente générale ne nous permettrait qu'une faible probabilité qu'on s'arrêterait au dernier pas. » Et quant au droit d'usage, les capitalistes acquéreurs se bâteraient de le faire disparaitre • les communautés auxquelles les mattrises (des forêts) délivrent du bois pour le charronnage, les bàliments et le chaulîage, et dont les droits sont renfermés dans le mot d'usaqères, seraient donc ainsi privées de cette ressource, et le pâturage, qui leur est permis à certaines époques dans les taillis el en tout temps dans les sapinières, et qui leur est doublement utile puisque les gros troupeaux y trouvent un asile contre la chaleur du jour, y serait encore interdit, toutes les forêt1o deviendraient dès lors un grand parc.• Presque seul parmi les députés de l'Est, Vuillier était favorable à l'aliénation: « Je suis peu frappé de ces craintes, disait-il, car l'on suppose les capitalistes accapareurs en petit nombre ou en grand nombre. Dans le premier cas, la supposition est chimérique, parce qu'il n'y a nulle proportion entre la valeur des forêts nationales et les (acuités d'un petit nombre d'individus, quelque énorme que puisse être leur fortune; dans le second cas, la coalition d'un grand nombre de capitalistes parait aussi improbable que le serait celle de tous les propriétaires fonciers du royaume p0t1r maitriser le priI du blé ou de toute autre denrée. » Selon lui, les forêts exploitées par des particuliers le seDE.1'.!l\TEM!NT DU TARN 119,g, '$i.11e1; de Cor:fianœ (!Je V. JouJ ~~ BILLET D. CONWIA.NCK OK CINQ SOUli 1 UO U~l'AllTlt)olSNT DU TARN. (Ei::traitd'uo opuscule de M. Portal, archivllte du Tua, et avec aon auiorisaiioo). raient mieux, el l'Etat serait débarrassé d'un soin pour lequel il n'est pas rait. Par la possession des forêts il est propriétaire foncier, il est en outre industriel, manufacturier, à cause des industries qui dépendent des forêts nationales el qui contractent des baux avec l'administr,ition. Laisse1 taire l'industrie privée. Ainsi s'ouvrait, à propos des forèls, la lutle entre le capi-
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