Jean Jaurès - La Législative : 1791-1792

1084 HISTOIRE SOCIALISTE des régions où il y avail de grandes lorêls, en parliculier ceux de 11~,l. protestèrent avec violence. Ils affirmèrent qu'il faudrait bien du temps avant que les travaux des mines fussent assez poussés pour que le charbon de terre pOt remplacer le bois. Ils dirent que les foro~ts ne pouvaient élre exploitées et, par conséquent, ,vendues par petites parcelle,. que seules de puissantes comt ·.MUN1C1PALI'f '.. • ~ ..;il,,'1,'..X:X. . ·• .. BILLET DE CO-NF. .. - ......,rl,a.Jlgtr contrt du J11llrrsdu Dlpifr(Lmt~ C,1,"u:.Piv 8tLL&T Dit COSYIASCB DE atl DBNISRS UE LA Ml:-.IClPALITÎ: DE CORDES (TARJII). (E.r:trait d'un opu,cule de M. Portal, archi'1i1te du Taro, et avec son autorisation), pagnies capilalisles mettraient la main sur le domaine forestier de la nalion, que les pauvres seraient privés, par l'égoisme brulai des nouveaux propriétaires, des secours qu'ils trouvaient dans les forêts nationales dont ils emportaient le bois mort, que les industries à feu tomberaient sous la tutelle de ces compagnie, monopoleuses, détentrices du bois sans lequel les forges, les verreries ne pouvaient produire. Et dans la véhémence de leur colère, ils allèrent jusqu'à insinuer que ces compagnies avaient acheté les législateurs assez coupables pour proposer un pareil allentat contre la propriété nationale, le droit des pauvres et l'intérêt de l'industrie. Qui sait même, ajoutaient-ils, si les ennemis de la patrie, si les étrangers acharnés à la perdre, comme les aristocrates anglais, n'achèLeronL pas les forêts de la France trahie? < Au milieu des massifs de forêts, dit Vo~glen, député du département des Vosges, se trouvent, dans les Vosges, des métairies, espèce unique de propriété pour ce pays, eloù se nourrissent des troupeaux plus ou n1oins nombreux, suivant les ressources des pâturages rassemblés près de chacune d'elles; leurs produits alimentent les départements voisins et ne sont point inférieurs à ceux de la cidevant Bretagne. Cependant la moindre négligence nouvelle dans laconservation des bois les forcerait à quitter leurs habitations, presque ruinées par la très ,icieuse administration financière de l'ancien régime. Mais d'ailleurs la surveillance publique d'une propriété particulière les mettrait en vain à l'abri de ce danger si les pacages leur étaient Otés, el cependant il serait impossible de concentrer dans la vente l'espérance d'uue direction privée très soignée et la conservation des usages locaux, pui,qu'il faudrait; pour obtenir la première,

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