1002 lll-STOIRE SOCIALISTE ,·01c li<'régkn,entalio:i el de contrainte où, dan, l'extrémité du péril, la Con- ' r11tio11enlrt ra r,•,olumenl. r,'pon lait qne • le nai moyen d'augment er la d~liar..-r rlt1propri,·taire d<' !Ms ,·st de lui !aire sceller la porte de ses grenier,; c'e,t d ,•,igrr qu'il J,,, porlè au marrhé. Une pareille in,1ui,ition opérerait sur le blé l'e!fcl que fil sur Ir numôruire, dans le temps de la régence, l'intcrtlietion d'avoir à ,oi 1•lu; c ;,()()lines en espèces•· Enfin. les ri-tilionnaires dcmannaiPnt • qu'il soit fait dans cl1aquP t1"·pa r• teme11t un dépôt d,• 1,1, 1 tians les ann,'c, abondantes, qui puisse fournir au besoin dans les ann,.cs <lerli,clle ». J,'Asscn,blée n'opposa pas des ohje· lions de prinrip•. Elle 1w tlil · as qnc rela ••l,iit rontraire a la rnissivn <'e l'J:tal qui doit willer sur les initiatives in1lil i,luclle, et non les alJsol'lJcr. L'inLer,e ntion de rt:tat apparais,ait au contrairf' très l~cilime au, homme, de la llcrnlu tio11. !\lais la Légi,lalivc faisait ,aloir des dillicull-'s prulique,;: la nèce,sil•·<l'u n);ros capital, la crainte des malversation,; Pl au,,i de la tlépt'rdilion de:; 0 rains, enfin • la slaf(nalion des prix » par le défaut de concurrence, et par suite le dommni;e rau,é à l'n~rin1lturr. Elle se horna ùonc, apr~s d'assez nombreux ajonrnemenl•, à or:aniser un sy,ti·me de pa,seporls qui ùcnienl ar,·,,mp.igncr tous le, convo:s en indi l)t1:rnl le poinl de dt-pari et la d,•,lioation. Ces mesures nr réussirent point part out à calmer l'e!Tcrn'-'rcnc<': la fuitr !lu nnméraire irritait les e,pril~ et leur ftbail craindre une semhlalile émigration drs graius. Taine, dans le tableau quïl trace de ces désordre•, a singulit'remrnt forcé et faussé les choses; à le lire on croi,aiL que toute l.i FrJnce était en feu, et que partout la bt'le humaine, alfolèe, ,kliriùée, linée à elle-même par lïmpuis,ance de la Constitution, !>t ruait au, , iolences. ~ais en fait, c·e,t seulement, en toute l'an né,• tï!)~, dans une quinzaine de districts que se proliuisir1•nt tics moul'ements populaires. Et les panique s, les détresses locales cl momentan(•es n'empêchaient pas un grand rnvuve ment de confiance et de riche~,e. 'l'aine a rhal•ilucle délestable et antiscit!nl iflque de grouper des faits empruntés à des époques très di!férenles ; il dénonce par exemple la ruine des manufactures comme une conséquence du syslèmc révolutionnaire. Et il en chPrche la preuve, où? dans de; rapports adminh-tralifa de l'an X elde l'an XII. El ers rapports, dans son exposé, voisinent m· ec les soulèvements paysans de 17\1-2. Taine ne parall pa, se dout(•r qu'en 1702 précisément il y a eu une grande acth ité manufacturière. Contrairement à la loi même de l'hbtc,irc, Il ne suit pas l'évolution des raits, et au lieu de noll'r les teintes successiv es el les combinaisons changea nies du métal en fusion, il mêle dans le plus bizarre amalgame les premières flammes Jaillissantes el les dernières ce ndres refroidies. f.n fait, dans tous ccs soulèvemenls de tïO-.l, il n'y cul pre,que Jamai~rnort d'homme, et c'est a,ec une ~orle de méthode el de discipline que le peuple arrêtait cl Laxail le blé. D'ailleurs, les causesdeuoulèvementsfurent
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