IIISTOlllE SOCIALISTE 1063 tri';; 111ulliples, et par sa manie de classer les faits en catégories abstraites, \1. T,,in,, s'est interdit de comprendre la complc1e réalité. Tantôt c'étaient les mou, ,·mrnts ùc, grains qui semblaient su,pects. Lequinio raconte le 0 janvier i~\l:.! l'cr111uètcqu'il ,ient de faire daos la région du :Sord. Son ùis,·ours e,t trh modér~ puisqu'il demande simplement la liberté de circulation des grai11s. • On ,e plaint des accaparements, diHI ; oui, il en r1isle; mais ils ne sont point ministériels: il, Yicnnent de la part de ceu, qui 01,t po,iti1ement le plu, clïnlérôl à cc qu'il n'c1islenl point, je l'cux parler des fermier-, des lahoureurs el de Lous ceux qui ont du blé. El pourquoi? parce que la li lire circulation éprou,c partout des entraves. Le moyen d'y remédier n'est pas, ,elon moi, ù'é,ablir des greniers de réserve. lis ,ont dangcreut, ou tout au 01v111.,inutiles ... l.J) meilleur moyen de remédier à ces di>clte, locales c,t de protéger la libre circulation des grains à l'inléricur. • Comme on voit, il o·y a rien ùans ces paroles qui tende à exciter les esprits el à é,·eill,, ou aggr,1\"er les soupçou;. On peul donc croire Lequiuio lorsqu'il ajoute : • Je me sui, informé a\"ec soin dans le département du '.\ord, ùout je sui, bal ilant, sur les cau,c., qui pro1011•ent l'iuquiélude du peuple de ces conlréos el j"ai appris qu'au rnois d'octobre dernier il avait llé enle,•é du port •le Dunkerque le liers do la 1frùlle. Le, bal;,tants en onl conçu de, craint,•, d'autant plus alarin,i[ttcs 11uïl:; ,c ,ouviennenl que dan, le, années t îSll, 1,87 cl 1788, Lou, les 'grains Il,) la dh Hon du Nord ont élè achetés el embarqués au port de Dunkerque, ,ou, le \"•iu et s1,écicux prèlcxlc d'appro1i:;iw11cr les départements môridio· nau,, el qu'au lieu d'er11oyer ces grains en t'rance, on lrs a slalionués chez 1étran~er et ra.menés tn Fran~e en 1780,où ils furent ,endus au quadru1ile de leur voleur. » Le même jour, forfait, dans un discours très hardi, et qui annonçait les rè-olutions de la Convmtioo, signale le désarroi que de1ail jeter dans l'esprit du peuple le mou\"emeul compliqué du commerce des grains. « Je lrou,e la source des (inquiétudes) dans le défaut d'intelligence ùe ceux qui font les appro,isionnemcnls: el c'est ici quïl [,ml, pour le sailli du pl'ltple, sacrifier au muim pour quelqu1·s a11néesuae portion des aca11/<11fCsque nous p,·umPt la librrlé illimitée des opératious commerciales. Il faut do,ic forcer les acqué• reur, ,.i concerter leurs opél'alio11;;. Je la LrQuve, cette source d'opinion, <.langereu,c,, dao, lïndiscrctioo avec laquelle se foot les transports qui semblent en ctrtt ordonnés à dessein, de manière à redoubler les soupçons et les alarmes. En Yoici des exemples: Les blés ue ,orlcnl des départements septentrionaux que par les ports de Dunker,1ue, le lla,re el :Santes, cl c'est au-si par les mêmes ports que rentrent ceux que l'on acbèleclans la Ualtique et la GrandeBretagoe. l.J) peuple doit croire naturellcmeul que les blés qui rentrent sont oeux qu'il a ,u ,ortir ;.et quand il voit une hausse rapide dans le prL, de celle
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