Jean Jaurès - La Législative : 1791-1792

HISTOIRE SOCIAI.IS'l'E 101() et des frayeurs bourgeoises. S'ils y avaient réussi, la Ré1•olution était frappée de paralysie. Mais, malgré les inquiétudes bourgeoises dont témoigne la lettre de Pélion, la Révolution n'élailpas prêle à se livrer. En rNrogradant à !"ancien régime, la bourgeoisie révolutionnaire risquait de tout perdre: les biens nationaux, la consolidation de la dette, l'influence politique, la joie sublime ., -- ' k /. . ,._ r.,,vt,/11/vtt f'W l, ~,.,.,~IL.,.. ,n;,,,;z. 1 ,Î, JN,kr~ IIH"t" "'~'' ~ u/.; ,/~ Il.V N1{,IIV 0■ LA Co!UTITUTIO:of, (Almanach du Père Gérard). (°D'aprh uo documentdu Mu<iéo Caroanlot.) de la liberté. Au contraire, que risquait-elle à hâter le pas dans le sens de la Révolution? Peul-être des dé;ordres el des dommages passagers; mais elle ne pensait pas que le droit de propriété, tel qu'elle le concevait, pOl subir dans la société nouvelle une atteinte durable. D'ailleurs, quoique la croissance économique de la bourgeoisie industrielle et commerciale au xnn• siècle eQt été une des causes déci,ives de la Révolution et quoique celle-ci, pendant un long temps, doive bénéficier surtout de l'ordre nouveau, la Révolution &.IT. t31. - BISTOlU IOClALISTI, LJV. 132

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