IIISTIIII\E SOC.:I \LISTJi: n'e;l plus à la merci même ile la cJa,se qui en fut lïnilialrice el qui en sera la I riucip~lc l,én<'Oriain•. La llérnlulion a unr logique cl un élan que l'aveuF(l111z► ,~nl naimc el l'égu'i..;mc Olroit de la btJurgeuisic u·arrt'•leraicnl point. ~l-'me ,ile, forces organisées el proùucti1e, de la bourµ:e oi,ie, même ;.i falirica b, march,111d•, rentiers, après avo:r su,cilè la fülvol ution en prenaient peur ol se r,•lir.ticnl d'elle, elle sa,1rail a?pcler à elle 11'aulres rerrues : elle •aurait faire ,ur.c,ir dan, la bourire,,i,ie m,'me ch1oliq11e el mèlt'.·e, de• nou- ,ell,·, co111'11es• de dcf,•nseurs. ELl•• peuple 11e lui ma1111uerailpas. Car s'il e,t irrilt' de l'égoï,me bour;:eois~ il ne se détache pas- de fa lllivolulion, il ,·y c1,,,.a,c au co11traire t.ou;ours plus avant, avec le senlimeotcroissanl de sa force el comme s'il élail ,-,ùr 11u·un jour il l'amènera à lui. J:n re, premiers mois de iïO:.!, le peu,.Ie ne formule pa s avec préci,ion ùes rP,e11rlications-d'ordre politique. De1mb l'écra,cmenl d1t Champ de~! ors il e,t entendu, même au Club des Cordrlièrs,mème dans le jpurnal d'Héberl, qu'on n'allaqm•ra pus« la Conslilution •· ~lai:; le pruple n·a pas oublié que la loi du marc cfar.,-enl. et le prh il~gc de, citoiens actifs lui ont retiré le droit de '-Ult~"': el sïl on e-l hurnilic, il est fier au-,i de pouvoir dire à la bourgeoi::te qu'il inlerprùle mieu, qu'elle les Droits de l'homme, que la lellrl' de la Constitution e:, t. pow: elle, mai; que les Dro,h <Ir l'homme "On pour lui. Le p1•uplc ne demande plus, comme en juillet;, fJ. ù'échéunce du roi et la llépub!ique : il sembfe mt!nJP parfoi-;. r.uNJ lâ"'lŒ"lOs amende honorable de cPllP hardiesse; mais-il a 1Ç1rdédans les yeu." l'élllouissemerrt de la lumière rép11lilic,line, et nn instinct proron1I l'avertit qµ'll él.'lilL ùansla lo~if1ue dPs ch -rs. ,Jan, le dro,t chrmi1 des é,·éncmenti!- Le 11eu»ll ! S:irt:ile des fortunes su Lites clt•s,péculat:,•urs- bourgeoi&, de l'audllw cfus:amrn pareur,, de J'égoï,me farouchr des colorria.trt. ~lai, il leur égoî:ime, il' 111 w. 11.erhl d'(JJ!l)111'1!1l' l\!s: Dll!lùs del'homme qu'ils élu,lcnt, , iolententl. ou lfülirrmanl, en il' sail ll)DI' Sil cft!oibl' conscience e,l d'accord avec le pur idéal. Dans l'univer.,elle agitation des conditions et des fortunes, clans le prodigieux déplacement c1es inlèrèls, le peuple ne senl plu~ pe-er sur lui, comme un roc, une fatalité compacte de mbère t•l ùe ,er- ,ilude. Même quand il souffre, tout vihre autour de lu i d'une Yibration si ardente, ks anciens ra[lporls des hommes el des rho,es sont si rapidement transformés qu'il conçoit la possil,ililo lointaine de combinaisons de ju-tit'e où il trouvera enfin le bonheur. Si grossier, d'une gro ssièreté voulue, que soit le journal d'llébert, je sens sou,ent en lui celle large pllpilaüon ùu sentiment populair~. Y a-t-il dang le cynisme alîeclé du • père Duchesne • comme on ra sou\'enl dit, ùu cabotinage el rien qur ce la? Je ne saurais le dire; el je ùéte,te C•' ,IIIe ordurier qui ra,ale les prolélaires, mais il est siucère en ce ,en~ qu'il comprend d'instinct le senlime nL populaire. qu'il Je réfléchit sans elforl. Marat est un isolé, qui a consu-u il dans sa lêle touL
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