103'l lllSTlJlllE SOCIAT.IST8 retenir les aulres matières premières inùispc11sa1Jlcsànos manufactures; con- ~ickra11Lqu'il csl de sa rnllicitude de prél'enir les maux que causer~it à la l'ra11ccla d:,cuc des dites matières si leur e,portalion continuait plus longlcmp, il être pcrmi,e; qu'elle doil conserver à tous les citoye11s les moyens ùe pounoir à leurs premiers besoin,, et prher les ennemi, de la cho3e publique de la faculté de faire passer à !"étranger e11matièr,•s première,, la masse de leur. capitaux, décrète qu'il y a urgence, et après a\'0ir préalahlemenl prononcé l'urgence, décrète cc qui suit : « An1. 1••.- La rnrlic du royaume, par mer ou par terre, des laines filées ou non filées, des cbamres en masse, en fila~-e, layé, ou apprùtés; des peau, et cuirs secs et en 1crt, et des retamcs de peau, cl de pJrchemin,, est pro,isoircmenl défendue. • ART. 2. - La sortie des colons en laine des colonies est provisoirement défendue jusqu'à cc que l'.\sscmuléc nationale ait déflnilivcmenl statué sur l'augmenlalion du droit à n,er ,ur l'e,porlalion de celle denrée dans l'étranger. Charge son Comité de commerce de lui présenter incessamment un projet de décrel sur cette augmentation.• On remarquera que pour les colons, celle interdiction de sorlic Loule rro- , isoire 11es'a1 plique qu'aux colons l'enanl des colonies. Camhon avait fait obserl'er que ~larseille recevait, pour les rée,pédier, des colons clu Lc..anl, que ces colons élaienl très faciles à dislingu(•r de ceu, des colonies, el que si on en prohihail la sortie, le commerce marseillais les crtrepo,erait au port de Li,·ourne, el qu'ainsi on aurait détourné de Marseille un grand courant commercial cl com1,romis au lieu de l'a-surcr l'approlioionneruenl de nos manuracturcs. L'.\»cmlJlée lui donna raison, de m~me que déjà la Constituante avait e~ceplé des 111esuresprohibililcs les soies clu Levant. )lême pour les laines, il fallut bien, avec lenteur, il est vrai, el mauvaise grâce, accorder quelques allénuations et exccpl ions ; après une première lecture en mars, une seconde en avril, l'Assemblée n'accorda que le 11 juin un Mcrcl qui permettait d'exporter à l'étranger les laines étrangères non filées qui jnstifleraienl de leur origine. Le même décret accordait en outre aux faliricanls de drap de Sedan, et au, manufacturiers de Rethel, de Reims, le bénéfice de l'exemption du droit sur les lc1inespréparées qu'ils envoyaient filer à l'étranger el qu'ils fairnient rentrer en France. De même, les entrepreneurs des relorderies de fils dan~ le département du Nord el dans celui de l'Alsne, poul'aienl envoyer ces fils à l'étranger pour y être blanchis el ensuite réimportés dans le royaume en franchise . .\lais ces exceptions mêmes ne font que marquer le souci de l'Assemblée de réserver le plus pos,ible à la production française les matières premières nécessaires à l'industrie. Pour le coton, le droit à l'exportation rut décid&- menl élevé à 50 livres le quintal. Visiblement, une l!OrLed'instinct avertit la
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