HISTOIRE SOCIALISTE 7ii force 1mblic1ue, el elle mel ainsi la 1iroprio16 léodale, menacée par les pay~ans, sou5 la proleclion de la IJouri,eoisie des Iilles. Après cc documenl, il restait peu de chose ,les décrets du 4 aoôl. Ao momenl où p1rul ce manife,tc r011,ervaleur de l'As,cmblée, 1,•s éleclions pour la Ugi,lalive élaienlcommenrél's en plu,ieurs 1><>i11l•. li ~emlJle ,lestin6, non seulemrnl à pr~venir les Lrouhle, que r,1mt•nail !'~poque tles moissons, mais ù agir ,ur les électeurs. l~l nous ne poll\on, dnuler 11uïl ail fait, dans les a•semblées élecloralrs, l'objel de, pllls vil., cum 1.rnlaires. Les paysans ne se laissèrent ni con\'aincre, ni efTraycr. lRS I role,talion~ continuèrent, lanlOL lég.1le<, tantôt violentes. Le 7 aoôt lïOI, le• directeur du déparlemenl de Scine-el-)larne écril : • Les trouhles r?prennenl au sujel de la perception du champart. Il y a des troubles i:raves dans la paroisse d'lchey, canton de Beaumont; elle a repoussé, par la lorce, tout acle tendant à la perce1ition du champart. • Le 15 décembre lïûl, quelques semaines après la réunion de la Législalive, les citoyens actirs de la commune de Lourm:tria (llouches-tlu-1\hOne) écrilenl à l'As-emblée: « Depuis , ingl-un mois que la loi sur le régime féodal rst rendue, pas un seul redevable des droits odieux qui y sonl attachés ne s'est racheté, et, par un mou,·ement prophéli,1ue, nous o<ons vous assurer que si l'Assemblée nationale ne nous perinet Ile rarhcler les droits fhes, lt•l< que la<ques, champarts, sépnréme11t df's droits ra,uels ou de lods, les p,uples, soumis à cet alfrettx r,'9ime seront nicore mo,·t, à la lihrr/,' dan<mille ans dïd. , • L'.lsumhllr cumli/11,111/c11'P11/que fi11tr11linn de dilit'rPr les ca111pag11esde ce 11wnstrc; 11uûs lrs moyl'lls lui 11u111qw'rml, /Jf/l'Ce qu'elle acail , dam son sein des nobles, dr., 9ms d'a!fr1ires qui lui firent une i'9idc par leurs iltlrigurs el lc11rsife11ce el que les m,·mbres, qui ,oulaier,t sinc,•rc ment le dNruire, ne connurenl pas l'enclroil par lequel il fallait le combattre. Ils n'indiquc'renl qu'un plan général d'attaque, il rut adopté comme snros,ml, el le monslr~ ill\ulnérable clans Lous les points, c,ccr,té un s,•ul, est demeuré vainq11,.11rdes trait5 impui.s,ants lancés coBlre lui. • Prcsq11etout le corps comtitur111lfut composi' d'ltomm,s prif d1111sles vilfes. ,·ui ne sont s11jrttrs qu'à de minces directes, et les campaqnrs, déchirées par les ta,qlles, clw111p,zr/s,agriers, lods, cr11s,sei911eur<,a9e11ts,fermiers, gardes, furent oublù'es; perso1111ene parlfi pour elles. • Eh bien I lt'gislateurs, c·e,l cette cohorte, toute-puissante encore, CJUÎ relient les campagnar,1~ dans les l'ers. Ce sont ces ci-devant seigneur~, leurs agents et fermil'rs arluels qui, se coalisant avec les prHres inserme11tés el les fanatiques de Lous rangs, tuent le zèle rél'Olutionnair~ des culli,ateurs, llimples cl ignorants, en leur faba ,L craindre ou prévoir le retour de J'~nclen ordre de choses et, a,ec lui, I~• wngeances des ci-devanl sur ceu, qui se 11eroot montrés pour la chose publi11ue.
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