IIISTOIHE SOCIALISTt,; 763 les inconvénients qui en résulient immédiatement produisent encore l'effet d'empêchrr les seigneur; de fiers qui ne savent sur quoi compter de faire leur déclaration et d'acquilter leur contribution patriotique; on désirprail beaucoup un décret qui pOt rendre la tranquillité à ces pro1inces. Un genlilhorome de plus de quatre-vingts ans a été assailli dans son château par une troupe de paysans qui ont <lébuté par planter une potence au devant de la principale porte. Ce seigneur fut si saisi qu'il en mourut subitement.• Les ad• ministrateurs, très modérés, très bourgeois, da département du Lot poussent le cri d"alarme. lis écrivent de Cahors à l'Assemblée nationale, le 22 septembre 1790. « Mes•ieurs, depuis plusieurs jours nos délibérations sont sans cesse inter• rompues par les nouvelles a!fligcantes qui nous arrivent des campagnes du département. Les craintes que nous aYions conçues à l'approche de !"époque ordinaire de la perception des rentes n"Naient que, trop fondées, et c'est en vain que nous avons rail des efforts pour prévenir les troubles que wous appréhendions. • Jaloux de retenir dans le devoir le peuple des campagnes, nous avions essayé de lui faire entendre le langage de la raison et de la loi; ce ful l"objet de notre proclamation du 30 aoilt dernier. Accueillie avec rcconnais,ance par les bons citoyeM, elle a été pour les hommes malintentionnés l"occ,1•ion des Insinuations les plus perfides el des moul"emenls les plus inquiétants. Ici, les officiers municipaux n·osent lire cette proclamation; Id, ils ne peuvent en achever la lecture; ailleurs ils ne peuvent la lire une seconde fois. Dam une municipalité, le curé, apr;.s l'avoir lue, est contraint pa,• la violence d"a,·ticuler que la proclamation est fausse, qu'elle ne vient pas du Directoire; dans d'autres, le peuple revient d la plantation desmais, d cesigne 1111ifor111e des insurrection, qui désolèrent au commmcement de l"année une partie du royaume; dans plusiew·s. des potences sont dressées pour ceux qui paieront les rentes et ceux quiles percevront. Les plus modérésse refusent au paiement jusqu'd ce qu'ils aient, disenl•Îls, vérifié les textes primordiaux; nulle part les propriétaires ile fiefs n'osent réclamer les redevances qui leur sont dues. Et ce n'est pas loin de nous, Messieur,, ce n'est pas loin de l'administra lion que sont excités Lous les troubles. Aux portes de la ville où nous tenons nos séances, dans un village du canton de Cahors, il a été récemment planté une potence, il a été affiché des placards incendiaires. • • Celle potence a été dressée, ces placards ont été affichés, ces mouvements d'insurrection ont existé un jour tout enlier, sans que la municipalité du lieu s'm soit inquiétée. Nous en avons été instruits par tmemunicipalilé contiguë qui nous a demandé des secours, et lesplacards n'ont été enlevés, la potence 11·aété abattue que lorsque le mafre e( le procureur de la comnume u sont vus menacés el qu'ils ont appris l'approche des gardes nationales et des troupes de ligne qui, sur notre réquisition, ma,·chaient avec le
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