HISTOIRE SOCIALISTE prenant l'ollensive se sont précisément déchainés sur la France de la Révolution quand elle eut pris l'oliensive : la révolte de la Vendée, Je duel à mort entre la Révolution et le roi, les massacres de septembre où périrent ceux que le peuple, allolé par l'invasion, considéra comme « des traitres soudoyés par l'étranger •, tous les traits les plus sombres du terrible tableau tracé par Daverhoult se retrouvent précisément dans l'histoire de la fiévolution belliqueuse. Par quelle illusion extraordinaire les hommes de û2 ont-ils pn croire qu'ils é11teraient tous les périls entrevus par enx en déGhalnant les chances incalculables el formidables d'une guerre européenné? Daverhoull termina son discours par une motion beaucoup plus ferme, beaucoup plus nettement aggressive que celle du rapporteur Kock. « L'Assemblée nationale décrète qu'une députation de vingt-quatre de ses membres se rendra près du roi, pour lui communiquer au nom de l'A~semblée sa sollicitude sur les dan9ers qui menacent la patrie, par la combinaison perfide des Fronçais armés el allroupés au dehors du royaume, et de ceux qui trament des complots au dedans, ou excitent les citoyens à la révolte contre la loi; et pour déclarer au roi que la nation verra avec satisfaction toutes les mesures sages que le roi pourra prendre, afin de requérir le, électeurs de Trêves, Mayence, et l'évêqne de Spire, qu'en conséquence du droit des gens ils dispersent, dans un délai de trois semaines, lesdits attroupements formés par des Français émigrés; que ce sera avec la même confiance dans la sagesse de ses mesures que la nation verra rassembler les forces nécessaires pour contraindre par la voie des armes ces princes à respecter le droit "des gens, au cas qu'après ce délai expiré, les allroupements continuent d'exister. « Et enfin que l'Assemblée nationale a cru devoir faire cette déclaration solennelle, pour que le roi ftlt à même de prouver dans les communications ofOcielles de celle démarche impo.sanle à la Diète de natisbonne el à Loutes les cours de l'Europe que ses intentions et celles de la nation française ne font qu'un.• (Applaudissements.) Et si les princes refusent d'obéir à cette sommation? s'ils demandent le secours de la Diète, et celui de Léopold, chef de l'Empire? El encore si le roi, tout en se résignant à ces démarches, prépare par une trahison sourde la défaite de la France? Il y a, dans la dernière phrase de la motion de Daverhoult, une ambiguHé terrible : cette preuve du loyalisme du roi, on ne sait si l'Assemblée veut lui fournir l'occasion de la donner à l'Europe ou à la France. La guerre conçue comme une sorte d'épreuve du feu pour éprouver la sincérité révolutionnaire du roi, quel sinistre détour! et quelle déîaillance de la Révolution elle-même, n·osanl pas d'emblée démasquer le traitre royal et le frapper directement au visage! c·~t à peine si 11uelquesdtipijlés purent obtenir que la motion de Daverhoult ne ft)t pas YOtée d'en.lbousiasme. Il y a en ce moment dans la conscieoee révoluüonoalre Je ne sais quel
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