Jean Jaurès - La Constituante : 1789-1791

JIIS'l'OlnE SOCl,\LIS'l'E 83 JI relire au, ouvriers lypogr,1phc;; le droit de coalition. Il clécide q11c les • rompagnonsnr peuvcntqui ttrr leur t,lchP, individucllrmenlou collcclivrment, sous peine de payer au maitre el la fo1·mequïls avaient failpcrclr<' cl la valeur des journées de chômage. :o Mais les ou\'rier.;; laincus ~·organi.:t1nl de nouwau pour la résistance. Ils :,assl'm!Jlenl encore el délihi•renl cn commun, cl les maitres imprimeurs, pour les do111plcr, sont obligés de faire sans cesse appel aux décbions de !"autorité municipale, de l'oligarchie consulaire, qui \ \ \ ) ARlltS Dl: LYON. inlerl'ienl toujours au profit ùu ca~ilal; ils sont aussi obligés de solliciter des édits royaux. L'édit du 28 décembre 13H donne tort une fois de plus aux ouvriers. li !eut· reproche « de s·ôlre bandés ensemble pour contraindre les ma1lres imprimeurs de leur fournir plus gros gages el nourriture plus opulente que 1iar la coutume ancienne ils n'ont ja111aiseue. » Il consacre le droit ùe renl'oi à peu près illimité. Il a fixé la durée de la ,journée de travail de 5 heures du malin à 8 heures du soir. En fait, les maitres imprimeurs, investis d'une autorité. absolue, prolongèrent bien au delà de treize heures, jusqu'à seize heures de travail effectif, la journée de.

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