6-11 HJSTOI RE SOCIALISTE non sans raison, comme la suite de loullemouvemenloùilsétaicnt engagés, et, soutenus d"ailleurs par des souvenirs du jansénisme, lequel n'avait point dt'rlai::né le cartésianisme, ils se firent une sorte de philosophie religieus~ semi-rationaliste. Le curé Berlhou a deux 1·eli9ions, la religion de l'Evangile, la religion de la liberté. Oui, combinaison fragile : mais qu'on se figure que dans un grand nombre de paroisses retentissaient ces appels des prêtres jureurs en faveur de la Révolu lion. Qu'nn se rappellequ·au même moment el au plus fort des luttes passionnées soulevées ,t~s le début par la Conslilulion civile, arnienl lieu les ventes des biens d"Eglise. qu·unc prédication unanimement hostile du clergé aurait peut-être empêchées : on comprendra les services que la Conslitulion cil ile, dilisant l"armée d'Eglise, rendit à la Révolution en lui permettant de gagner du temps. Mais l'opposition était déjà formidable. Beaucoup de prêtres refusaient le serment. lis entrainaient à leurs omces une partie des fidèles. Les prêtres non-Jureurs raillaient avec âpreté les cérémonies nouvelles d'élection el d'investiture semi-chrétienne, semi-laYque : « On avait, dil l'un d"cux, placé dans l'église Notre-Dame, entre les autels de la Sainte Yicrge el de Saint Denis, un peu en avant, un autel à l'antique, éle,é sur deux ou trois marches, de forme carrée, de trois pieds el demi de hauteur et de trois pieds de largeur el de profondeur. « Cel autel élail orné d"une corniche el décoré de peintures sur les trois faces : à celle de devant, était une couronne de chêne, renfermant en inscription : Dieu, la loi, le roi. A la face droite, qui était du côté de l'autel de la Sain le Vierge, on voyait une couronne civique semblable à la première, qui environnait une massue surmontée du bonnet de la libcrlé : A la fac,• gauche, un faisceau d'armes était entouré d'une couronne semblable : au, deux côtés étaient deux candélabres 1 • Le tout parait avoir élll fourni par les llfenus, el Liré de la décoration d'Iphigénie 1 « M. Bailly, maire, élail accompagné, le i6, de MM.Hourmel et Tassin, banquiers de la religion prétendue réformée. • Quelle jouissance pour eux de voir celle foule de prêtres el de moine~ qui les environnaient se rapprocher de celle réforme repoussée avec horreur depuis si longtemps I Il faul avouer que les Rabaud el les Barnave ont bien mérité de leur secte. ~lais nous en verrons bien d'autres, Français. • Oui, el ils en avaient Mjà bien vu d'autres au temps où c'étaient les matlrcsses du roi Louis XY qui disposaient, en somme, des bénéfices et des é,~ch6s. Mais ce qui était plus grave que ces railleries, c'est que les prêtres non-jureur, essayaient de démontrer aux croyants que les nouveaux évêques, les nou,·eau, curés n"élaient pas régulièremant investis, qu'ils n'étaient qur
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