Jean Jaurès - La Constituante : 1789-1791

HISTOIRE SOCIALISTE penLiers n'ont pas pris cet avis pour eu~, puisqu'e!Ieclivernent il ne s·artre;- sail pas à eux mais à tous les OU Hiers en général; ils ont reconnu dans cet avis toute la pureté des intentions du corp, municipal et ne l'ont pas méprisé, Mais lesdits entrepreneurs, ailligés de ce prétenrlu mépri•, ont présenté une pétition au corps municipal dans laquelle, au mépris de toutes les lois cl convenance, humaines, ils se sont permis les plus afîrensrs calomr.ies contre les ouvriers, dans la coupable intention de les montrer comme ennemis du bien général. » • Ils ne se sont pas tenus h, ri ils .,c soul adrew•, à M. le Président de f A.<<embl,lenationale et lui 0111prisent,; une pétition dan., laquelle ils ont déaloppé, dise11t-ils, les dan9n·s in.•éparabln d'a.,sPmbléP.; corporatives d'otœrie1·s qui liendraient à a119111c11/le1s·salaires et qui. forceraient l'auqmrntation par la cessation de<t!'(lvaux. » « JI faut avouer que les ent,·rp,·rneurs sont de bien ma1waise foi: ils savent birn que le but de 110/resociéti' est de nous secourÙ' mutuellement l,s uns les autrrs dans nos infirmités cl dllllS no/l'e t'iPil!Psse. Jls appellent cria u1tecorporation. Commrnt ,1ommel'a-l-011une soci/itil de birnfaisana? ,liais leur but est de monll'rr les ouvriers sous les cou/eu,., lrs plus noires en leur attribuant des intentions criminelles. » • A l'ég,rcl des règlements proposés par les ouvriers el qui ont été reconnus conformes à la justice par le plus grand nombre des ci-devant maitres et tous les nouveaux entrepreneurs el contre le•quels un petit nombre d'c11treprencurs se récrient :wec tant <l'opiniàlrclé el d'acharnement, en vo11!1111t don1w· à croil'e que les ouvriers réser~ent le droit d'augmenter 1Ppri:r des joumées et de forcer par la cessation d~., trat·a11x d l'a11gmmtatio11, m,is ces règlements ont été lus dans l'assrmhlé' des ci-devant maître, et on leur en a lais,é la copie entre leurs mains. L·articlc VII est contu e" ces termes: • LPsouuiers s'engllgenl à ne jamais profiter de ce qu'un mal/te a111·ait de l'um·rage bim p,·essé pour le faire payer davantllge que les prix convenm. • L'Assemblée nationale, e11 détruisant 1011lses prit'ilèqes et le, maîtrises el en déclarant les D,-oitsde l'llomme, a certainement prévu que celled,;claration servirait pour quelffu, chose à la cla.,,e la plus indigente qui _a ét~ si fongtemps le jouet du despotis1,wdrs entrepreneurs. Au surplus, si nous t•oulion, dhi~ncer, comme les ci-devallt maitres, 1wus dirions yu'ils s'assemblent journelleme111,qu'ils se coalisent et qu'ils s'entendrnt ememble, pour ne donner aux ouvriers que le moins qu'ils pourront, de sorte que un ouvrier, en se pr/,entwit citez un entreprene1.rest obligé d'accepter le prix qu'il lui of/,·e, puisqu'il est certain d'avance de ne pas avoir davantage che:; w1 autre. Jls le nieront sans demie, mais les preuves en existent. » • Il est certain aussi que plusieurs entrepreneurs sont convenus de gré à gré avec plusieurs ouvriers individuellement, lesquels après avoir travaillé pendant quinze jours n'ont pu obtenir que ce que les entrepreneurs ont bien

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