622 HISTOIRE SOCIALISTE des ouvrier<: mais les entrepreneur:;, sous prélexle qu'ils ne trouvaient pas celle assemlJlée légale onl méprisé lïnvilalion. Les ouvriers se voyant méprisés par ceux mêmes qui devraient les chérir el les respecter, puisque c'est d'eux qu'ils tiennent leur fortune, leur ont fait senlir toute l'injuslice de leu.r l!rocédé, par toutes les voies que la prudence leur a suggérées et sans s'écarter des bornes prescrites par les lois, dans l'espérance que les enlrcpre• neurs se décideront plulôl à venir pour concourir à la formation des règlements proposés. Les ouvriers, après avoir attendu inutilement pendant qualre jours, ont cru qu'il était de leur devoir de prévenir les désordres qui pourraient résuller de l'opiniâtreté des entrepreneurs. • « En conséquence, les ouniers onl dil : Le public ne doit poinl soulîrir de leur mauvaise volonlé: assurons-lui nos bras sous des condilons non pas exorbilantes, mais absolument conforme, à la jusliœ. Qu'en esl-il arrivé? Plusieurs d'entre les ouvriers ont trom·é des ouvrages à faire, les ont enlrepris el onl olîcrl eux-mêmes de donner cinquante sols pour le plus bas prix des journées des ouvriers qu'ils occupaienl; el ont demandé d'avoir des règlements lhes afin de pomoir tabler sur des lia-es solides pour !aire leur marché avec les propriétaires; voilà ce que les anciens entrepreneurs appellent délil·éralion, cc qui n'élail que des conventions de gré à gré. Or, pour conlenler les r.ou1eaax entrepreneur,, les ou\Tier:; onl fail des règlements en huit articles qui ont été trouvés si justes, que Lousles nouveaux entrepreneurs et la plus grande partie des omriers ont Youlu y apposer leurs signatures. Il ~erait question de rnvoir si ces règlements peuvent s'elîecluer sans faire du lort aux propriétaires el ,ans laisser un gain légitime et honnête aux entrepreneurs. Or, il ne suliirail 1,as quïls aient été faits par des gens de l'arl el parfaitement in.lruit:;; il !allait encore pour être en droil de réclamation que ces ,èJlemeuls, tout Justes qu1ls étaient, fussent approuvés par tous les inléres,és. • " C'est dans celle yue ,iue les ouvriers les ont pré:;enléa à J.L le maire et qu'ils l'onl prié de vouloir 11iense rendre médiateur dans celle alfJire, en invitant les ci-de,ant maitres à se réunh· aux uuvrlers pou.r concourir à la fixalion du prix des journées. Quant aux inculpalions failes pa.r les ci-devant müllres, les OU1riers ne cro1enl pas devoir être obligés d'y répondre ùavan• tage. Elles soul absolwnenl dénuées de preuves el de !011deme.ols. • • Et oe lrès pelil nombre d'ancien.s entrepreneurs decllarpenLe, alarmés de se voir privés du droit aflreux qu'ils a\'aienl ci-devant de ne donn.er auK ouuiers que oc qu'Jls voulaient, et de celui de faire iles fortunes rapides aux dépens du talent el de la peine desdils ouvriers, se soul adressés au département de police de la municipalité el n'ont pa, manqué d'y dénoncer les ou- .ricrs comme ennemis des lois, de l'ordre et de la tranquillité publique. • • Ils prélendeot que de celle démarche il en esl résullé uu avis au~ ou I rien;, en dale du 26 av.ri!, el que les ouvriers onl méprisé: mais lei ouvriers char•
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