JJISTOIIU: SOCIAI.ISTE 603 ofll'P/11qudqurs 111u7mN1latiom, mais t,s étof!e, de soie. les qaoes, les ruban, et /rt bonnrlt•ri, dr soie ont lroaré drms ce premier semestre une (aveu,· de débit clPpuis tongtrmps inconnar, p11iw11te,a,111/emoy1•1me, les vente., rtc celle nature ne s'élevaient pas à plus de 3,; 1,lillion, ,1 qu'elles ont moulé 1,011rcelle dernièl'e époque à 45 millions, p11r1;,.,entièrement pour l'A lle111ay11e. » Ain,i, contrairement à des affirmations birn arbitraires, ce sont précisémcol les induHries de luxe qui, dans celle première pfriol!e •le la Il•'rnlution, sen,blu,t le I lus stimulées, et nous comprenons mai1.tenant comment le voyaµ-eur allemanct dont j'ai parlé, Reichardl, a trouvé Lyon en pl,•in éclat et en 1·l••ine fête 11ansle cœur <le l'bher de iï9•!. Je me demande même (mais ceci e,L Jure conjecture), ,i ce ne sont pas les princes et Je, nobles émigrés de l'autre côté du R11in ,1ui ont dé1eloppé en Allemagne, soit 1,ar leurs propres arh,lls, soit var 1e~ernple, lïrnporlalion des soierie, françaises. Ainsi, au dclml, l'cnJJgralion elle-même aurait eu pour efkl d'cloigner et non de ,u,;1rimer la clicnli'le aristocratique des indu-tries de luxe. En tout cas je crois avoir Je droit de conclure que jusqu'à la grande tempête rie la guerre, il y a eu plulôt animation que <lépres,ion de l'inclust, ie en France. Dès lors les OU\riers ne rnuffraienl pas, et il c~Lm,'me infiniment probable que la main d'œu1re élail a,,ez recherchée. Il n'y eut pas d'ailleurs, qu'on le note bien, d'agitation populaire di,üe en !iOO, ii91 et' i7G2: el les journées du 20 juin et du 10 août ne procèdent aucunement de souffrances économiques. )Jais la baisse commençante des assignats, qui est déjà de 6 ou 7 pour cent, en iiO!, et qui ~·agA"rJveen 1702. n·a-l-elle pas pour effet de renchérir les denrées et par suite d'empirer la con,lilion des ouvriers? Il semble que s'il, re,;oivent de l'entrepreneur, pour deux ou trots Journées de tramil, un assignat de 5 Jhres, et si cet as,ignat I erd sept ou huit pour cent, c'est une perte , e sept ou huit sous pour ces deux ou trois journées de travail que suiussent les ouvriers. Mais il serait tout à fait téméraire de conclure ainsi pour l'année i70!. Ma,at, que nous a,ons Njà vu si animé rontre les assignats, dit bien qu'un jom, Jp jour de la fuite du roi, ils perdirent 40 pour cenl. Et il calcule que la dép1·1•,·J.ltiùndes as,signals aura pour conséquence de renchérir les m~rchandises bi<'nau de1à de la diminution do prix procurée par l'abolition <le l'oclroi. Mai, il ne pe·,t citer auctm Cait précis. li ne peut nier la diminution du prix du pain. li ne peut pas indiquer une seule denrée pour laqm'lle les ouvriers, muni, ,ra,s;;;nat•, soie ..L obligés de payer une somme compl••mentaire. Co111mentexpliquer ;e ;,hénomt·ne 1»sez •12conccrtanl tout d'abor,I? On ne rcut supp ser qt,e les marchands prenaient &. ieur compte la perte de l'as,iuial. Yoici, je crois, ce qui se passai! : Les marchands ne fai,aienl, à ce mumenl, aucune différence entre l'or ou l'argent el les assignais : surtout lei
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