lllSTOlllE SOCI.\LISTE accéder d'cmhléc it la pure philo,ophic de la scirncc cl tic la raison. Celle première pfrioclc rérnlulionnair,• c-l 1lonc néccs,aircm••nl dan< l'or,lre religieux, uru' périoù\! ,h~ cornprllmi~. L'c,~~nti1•l cni.:orr unP foi~ c t•sl que c~ co111rumb, ~'il ohli;.;cait la penst~rlihr1' à dt>~ rllrm:llilé~ dé:--:i:.:-rt• hlc~ ~l à d1 1!- .'\ll,Luiles,léptahante,, n'alleignait pa-;la for~1,. 1 Ind~rnP d~ la r l -,pn; et au conlrair~. 1•11 diminnanl l'esprit ,te p .s•i\'ilé rl de dépr11clance d , foui,, il attl'i;:nait 1t force intime de n:<;lisc; les qualre millions de ciloyens a!'tifs qui hier saluaient l'évêque comme une douhle incarnation de Dieu et du Roi nomment maintenant c,·t é1è,1ue. 1:t,,li,c a po,lnrc ,Je can11idal ,!ev,rnl le sulîragc populaire, c·csl lui 1111idécide en dPrnicr ri•--orl, r',·sl lui qui e-l pape el en quel11uemesure, par la comrnuni,•ation dl' la p11i,,a11re~ar<'r• dotale, c·c,l lui qui e,l Dieu Celle c,altalion 1!11peuple est l'ahais-1•111,·nlde lï,glisr, el le ll"!"lll<' perd l'a11réolc de p11issance qui en fai,ail une 1èrité. 1:n tout ,·a,, il sna 11111,facile au 1wu. J,•, ayant tra\'crsé la Con,litution ci\'ilC, de rc;artl,·r eu far,· l'aul,•I ou, par lui, le prètrc esl monté. JI' suis convaincu qne celle Conslituliun civilr, si dédaignée par qu,•l•1ues rsprih hau,ains r,l pour Leaucoup dans la lil,,•rté intl'llccluclle du pruplt! d'aujourd'hui ,, l'è0 ard tJ,,s chos,., rl'lig',·u, ..,. Elle a élé une [lremière acco,nmodalion laï11ucIle la rcligio11qui a habitué le peuple au, pleines audace, de la pensée liilre. L'Eglisl' senlil la gravité du coup, rar elle ne larda pa,, sous la direction du pape, à opposer à la Con,lilulion civile une r(•sislanc,· acharnée, Elle pr6lendil que la nou,elle di,lriltulion des diocè,es él:11taltsolunwnl conlrair,· au droil canonique. Elle préten,lll que l.1 Constituante n·a,ail pa-; le droit d'éviler le rrcours au chef de l'Eglbe universelle. Nous n'arnns poinl à discuter ces prétentions. ~!. Rohinet en sa qualité de positiviste donne raison au cher de l'Eglise. Mais l'Egli,e en sa longue \'ie a accepté trop de conslilulions di1To•r1•ntes,elle s'C!\tadaptée à lrop d·• conditions poliliques el sociales divrrses pour qu'elle puisse O[>po,er aux nouYeauté, ré10l111ionnair,'s l'aulorit11 d'une tradition constante. El le proillèmo se résume ù'un mot. L'Eglise aspire à la domination, elle déclare donc contraire aux principes tout ce qui contrarie sa dominalion, mais comme elle ne s'ob,tine pas contre l'iné,ilable, el qu'elle aime mieu, évoluer que disparaitre, elle finit par se r6oigner à ce qu'elle n'a pu détruire el par raju,;ter ses princ:(es à ce qui esl. Si la Ré,olulion arnil pleinemrnl triomphé, si la liilerlé politi11ue el le sulîrage populaire n'avaie11l point sombré dans le despolisme impérial, si le principe éleclif a.ail continué à fonctionner partoul, el si le triomphe de la Révolution et de la démocratie avaienl donné il la Fr,rncc un vigoureu, esprit national, la Constilulion ch ile ,cserail imposée au clergé cl au pape lui-méme. Il n'aurait certes pas détaché de l'Eglise universelle la France de la 1\él'olution el il se serait llorné à maintenir le plus po:;:;ible entre les é\équu élus cl le
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