HISTOIRE tiOt:l.\LISTE :iï5 8a I oliliquc purement ùémocralique commence à pel'(rr une polilique de 1la•-•'. mais inrertaine comme les lini•aments m~mcs de, classes. Il a, ai L be,1ucoup lu Jean-Jacques Pl il en élait plt•in, m:lis il scrailinJUSle de din• 11u'ilen .-Lail ùominé. llou,~e;rn n'avail prc,pntti la démocratie que comme un iùèal irrèali,ahle au, grands Élats. fiobe,piem• amil rejcl6 celle sorte de pP<,imi-me social. li estimait qu'une i;ran,!e 11a 1 i'ln comme la l'r,,nc,• pouvail de>enir une dt'mocratie, à la seule condiliou ct·acrepler une CfJncentralion de pou,oir plus forte que dans les p1•tiles république,. Il n"étail donc ni un utopiste, ni un espril Yaguc, mais le théoricien intle,ible de la souverainelé nationale el de la 1h-morratie. l)è.; les premiers jour,. m1l;;ré le peu de crédil el même le peu d'allenlion que ren~ontraienl d'abord sa pensée lendue et sa 11arole aigre, il avail pri, trè, nettement position dans l'A,•emblèe, refu,anl au roi le ,elo su,- pensir, comlJatlanl la distiuction des citoyens actifs et des citoyens 1ia•;,Hs, a,·crtis,anl s~ns cesse la 11alio11de se défier des ro:nplot. de l'aristocralie el de ne pas décourager par un mo lérantbme s61ère h force populaire en mou- ,em,nt. Il élail d'abord très i~olé, mais il avait malgr6 tout deu, }Irises très fortes. D'une parl, les inll'igues et le~ cons,,iralions de la Cour ohligPaient l'A-sem1,Jèe à accepter l'inler\'e11tion du peuple. c·c,l lui qui, au 14 juillet, hri,a la tentali\e de coup ,,'Etal, el c'est lui encore qui, au :; oetoLr,•, imposa au roi la ,anclion des üroils de l'Homme. Ue plus, lu plupart des Consliluanls a\'aient, eu, aussi, lu Jean-facques. Lïd~e du Contrai social. de la fouverainel~ nati111,ale, ,Je la démocratie Hait en eu,; ils 11·0,aienl pas la traduire en enlier dans la loi; ils menageaient d'un côté la tradition royale, de l'autre le naissa111 privil/>gc bourgeois. ~ais il, arnienl dll proclamer les Droits d,• lïlommc, el cel iMali-111~rtvoluti,)11uaire a,·ail une logique impèrieu,e. A chaque ~o.,nit de la llè1•olut.on el de ,es ennemis, les ménagements des Corn,liLuanh vour le 1i:iss6ou leur connivence avec l'égotl;me boargrois de,•enaienl plu, co11tratlicl.,ire, et plus impralicalJles; Robespierre a\'ail pris µo,ilion en avant ùe la Rèrnlution, mais il était rnr le chemin qu'elle dernil sai\'re, il était sur la roule que l"id~al du xv111•siècle traçail aux e,prits. Mais à lo fin de 1ï89 el au commencement lie 1790, l'As~emltlée, avec ,a composilioo un peu discordante, étail incapable de solutio11s radkalcs. Le club des Jacobins, installé rue Saint-llonoré, à côté de la salle du manège où siégeait l'Assemblée, était l'ormé, lui aussi, ù'élémenls très variés, mais exclu s1vewenl bourgeois: il ne peul donner à l"AEsemblèe une impul-ion lrès vigou. reuse el très nette. On peul donc êlre assuré d'avance que c'est, si je puis dire, dans u·t e~priL révolullonnaire moien, aYec des précautions et d1•, transaclio11s de lPuLes sortes que l'Assemblée va aborder son œuvrè or.,aniqu~, el c'tsl la n 6-
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