, 313 IIISTOlflE SOCIALISTE ment de l',1h,olutisme royal, allié de l"tdise, les menaçait de prrdrP le i:a;;e r•p•'rl' cl,._ hicn• ccclésiasli1J11C,,qui faisail seul maintenant la solidité de lt'ur crt•:rnorc. Le 31 ao0t, à un moment où on pou,•ail croire que l'Assemhlée nationale adopterait le ,•eto ahsolu, elle reçut des lettres anonymes furieuses. Lecture en fut donnée: YOici celle qui était adressée au pré,idcnL: " L'as,cmhlée patriotique du Palais-noyai n l'honneur de mus faire part que le parti de l'ari•Locralie, formé par une partie du clergé, par une partie d,• la nohles-e et cent ,·in<:l membres des communes ignorants ou corrompu,, continu' de tro11hler l'harrnoni,• cl veut encore la sanction absolue: quinze mille hommes sont prêts à tir/airer leurs ch/tlenux el leurs maison•, el les ,·Olrc;: partirulièremcnl, monsieur. • J;ne antre lel.lrc anonyme, a1lressée à• ~Dr. les Secrétaires •• cfüail: " \'ons n'ignorez pas lï11011r11cede l'Assemblée ratrioliquc {du Palaisnoyai, el ce qu'elle peul contre 1,, pouvoir aristocratique. Xons wnons d'instruire )!. le Président, sur son M~ir partir111ier de faire arlopter le veto ah,olu, que non~ re~ardons comme rlrslrurtc11r cle la lih•rtr. Il rst à craindre qnïl ne pa•se, el nous en arru<on, la rabale !ln clergé el de la nohles,r formée contre le hirn publir, cent Yin~t memhres dr, communes qui se ,ont l1i-sé ccrrompre. Dru, mille lrllrr, sont pr(•trs à partir pour les provinces pour les in-truire de la conrlnite clr leur, députés; ,·os mai•ons répondront M \'Oire orinion, cl nous espfrons que les anciennes leçons recommenceront. Son,:rz-y cl sau\'ez-vous. • Ces lett'l'es de menace émanaient, jïmaeinc. de quelques ba,ochicns exa~pc,és, q11i voyaient hru•quemcnl se fermer dc·,anl eux les routrs de la ~ra111lea,enture bourgeoise, ou de rentiers forcenés qui tremblaient pour leur titres. On tleline que les impatients av,1irnl une médiocre sympathie pour les nnlahlrs hnurgrois, installé, à lïlotel clc Ville, <1ui avairnl, pour la plupart, ou ries pen,ioos royales pour leurs lravau, de sa,·ants. ou de belles foi lu11es de négoce el dïncluslric, ou de belles charges dans lïn-litulion Judiciaire. En Lous cas, le Palais-noyai croyait utile de stimuler sans rcs~e de se, mntions celle hour-seoi ie des repré,rntanls de la Commune sincèrement révolutionnaire, mais trop inerte an gré des fervents. Mais au Palais-noyai m~me ahondai,.nl l,•, démorrate, cl,'sintéressés; il ne faut pas oublier qu'il n·y a,ait pas encore il Paris de clubs puis,anls. Lr tluh hrelon, qui deviendra le r,luh cl,•sJarohins, est encore à Yers 1illes, près de l'Assemblée nationale. Au,si Lous les citoyens véhéments el passionnés pour la liberté, tous ceux qui anicnl be,oin de savoir des nouvelles de la Révolution cl cle veiller sur clic, affluaient-ils au Palais-noyai, qui était comme un vaste club ouvert, un ce11lre d'informations cl d'action. Aux heures graves, c'est sous lïn0uence de ces hommes fenents el consciencieux que le PJlai;-l\oyal délibérait, et il
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