Jean Jaurès - La Constituante : 1789-1791

lllSTOlrtE SOCIALISTE 207 qurllc, il n'a aucun droit. 111~mc apparent, ne résidant pas d'aillrur, à V{arlairut, ni sdgncur dc~dils m:1rilis. » Lrs habitants du villai:c de Dury, dont nou; arnns dt'jà vu les réclama• lion, 1,our la vaine pâture, ù,•man·!ent • que les marais et lieu, communau, dont I dite communa11té jouis,ait !1cp11is1212 pour leurs chaulîe, cl pâturag~,; de 1,urs hesliau,, qui lrur procuraient des élèves en chrrnux et ,•achr~, leur soient remi, par le seignem m·,rquis de la llilaud~rir, qui s'en e,t emport' totalement sans litre ni <1ualilé, dan,; lt•qnel marai, il fait maint<nant r,trairc de la tourbe à son profit et a fait planter le, autrt>s hirns communam, en sorte que lesdits habitants sont totalement pri1é,; des âl'antasc, qu'il, avaient coutume de retirer de ces biens ... " C'est l'impu lente expro1iril'laliun du pa) ,111. Et, chose inoilïC! mt'nn quand les hal,ilant, d'une paroi,-e, 1•1>tra11t dans l,s ,·oies de l'agriculture progres,ive, faisaient des dé·pensc, pour améliorer le fond commun 1, ils Naicnl s; oliés par le seigneur. Ai11si, dans la commu,,auté d'Eterpigny, ùu bailliage de llotui, les habitants dema11ùe11L: • 1° la rc,tilulion cl con,ervalion des commune,, Luules ou l'âlurages, à la romrnunauté, pour·en faire un commun lol; outre le tiers que le seigneur a retire ùan,; lts marais de la co 11munaulé, il s·csl emparé et a e1nahi la plupart du restant, de sol'tè qu, lP.< /11,hilants, tm,t ri la présf'nle conu,,u1u1utr:que les roi•d,œ,, aprh, (ff 1 JÎI' t•J.poséenrù·un :!0,000 flo• 1·ùispour Ir dn,,~,·ht>111nit de leu!'s dru.i: tù·rs, si• sont i-us ,.,:duits à prn{n! le fn11/ d, ltw·s r,p,'rancrs, cr•.< deux lier, étant /J1'Psque n,ylouti, dam ln proprll'ti; . , du !>Ci911rur,de .'-urlP que mainlr111inl les UJnvnuu11uth à qui GJJ· p1trln,ain1l ces tfpu.c Lin·.-; ,wnt réduifrs daus /11 plu.-; aff ,·cu:,r mi.w1rc: JH'l'S'Jlft' plus de bestiaux, plus dt• clwu//aye, cho-c ùonl la communaulé esl tlépoun uc el qt,i forme J,, principal c,bj,•t du honheur ,lPs habitants de, campag-nc,. • Le Tier,-Elat du bailliage d'E1rPux e,t é1idcmmc11L partagé entre les théorirs ,les agrunomcs ou I intérêt ùc la propriété bo11r 0cois~ el lt•s 1œux des cam1•acncs: "Que les Et1lsGénér.iu, délib,-.rrnl s'il e,l plus a1anta.;eu., de co11,1•ncr le, biens co111munaux en étal ùc cornmun, que d'en pro1·0,1uer le parla;,c •· Le Tiers Etat du Forez demande que le p:irtage des biens communau, soil autorisé par une loi générale. Dans le p,ys de Gex, il y a à. la fois rencontre el opposition de la noblesse et du 'l'ier,-Etal. La noblesse • demande, pour le plus granù avantage tic l'agriculture cl du bien public, que le partage des biens commu~aux à chaque lieu soit fail a1ec égalité entre les dilTérenls propriétaires qui co,itrihuenl aux char;;cs royales cl locale,, sans aulre distinction au profil des -rigncurs ou autres que les parts quïlsju,lificro11t leur appartenir pu leur infeo lation, concession ou Litres probants, conformément à l'édit de Savoie du 21 aoùt 1309. • ~ur ce point le 'l'icrs-t•:tat c,l muet : é1 idcmmcnl, il est pour le statu quv. :Slab vù la nuhlessc et le Tiers Etal s'accor<lenl, c'est pour demander que les cal'l'ières de pierre do11t le ferniier du domaine royal s'est emparé fassenl

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