200 I!ISTOl llE SOCIALISTE prnfil <ks communautés, des fruits cl feuilles de, arbres fruitiers tles communaux. » Le Tiers Etal <le la gouvernance de Douai exige la rcslilulion ùrs bicus rom1nuna1": « Q11'ùl'eHmplr de cc qui a él6 réglé pour la province d'Artois, par arrêt du Conseil du 8 srplcn,bl'C 178î, les biens communaux, do11l le p n·ta;,r par l'eux ,·L le déf'riclic111enlonl été ordonnés par les lcllres p1lcnlcs ~lll' iu,·èl du 27 mar5 17771 soienL rcrni.sdans leur élat primiLH si le~ communaulC.; le dPinarnlcnL. Q11P les droits 11ouccatu, accordé:; au.c seigneurs JHII' les mimes le/Ires patent,•:; et par le titte .\".\T de /'ordo1111a11crdes ea1a et (orr'ls de f 669, soic111 rivoquis; quP C<'dit du moü,tarril fli67 soit c.cicuti' selon sa forme et tn11•11r; que, conformément il ses dispositions, uul seigneur ne puis,c 1,rélcndrc à aucun droit de triag<J sur les biens communaux cl q clC les communautés dïia!Jitanls puissent re:;Ler dans ks mûmes bie,is, nonobsla11L tout contrat, transaction, arrèl, jugement, lellrcs patentes v~riût!cs cl autres cho~cs à cc contraires. » c·c,t très énergique et très nel. :.lais il y a un poinl L'aiulc, c·e,l que le Tiers Etal n'indique 1,oint comment, cl par quelle organisation, il pourra êl1c Liré un uon parli de ces llomaincs communs. La conception individualiste, bouq;coise el paisanne de la propriété, pcrmcllail bien au Ticro Elal Lie maintenir ou 111êmede réla!Jlir, contre l'accaparement des no!Jlc,, l'ancien cornmuni,mc traditionnel cl rudimentaire : elle ne lui permettait guère d'étudier complaisamment cl d'organiser al'ec zèle l'exploitation scientifique el intcnsi1c d'un vaste domaine commun. D'ailleurs, le Ticr, Etal de la l"illc ùc Douai, 'l'ier. Etal bourgeois, l'a un peu moins loin que le Tiers Etal ru1al de la gou1·crnance. li demande que les seigneurs soient ramenés aux Lermes de l'or lonnance de iGGO; et le Tiers Etal rural demande 111ê11h: l'alJ,J· !ilion de celle ordonnance el le retour à l'édit de iGGî- qui faisait rendre gvrgc uux sejgncurs. Le Tiers Etat de la ville ù'Orchics demamlc que le re1enu des marais co111munJu~ cesse d'èl1·c, si je puis dire, commu11alisé, cl qu'au lieu ù'allcr dan, la cais;e de la ,ille il soit immédiatement répa,·li entre 1cs h.i!Jilanls. Le 'fier, Etal de :ilarclliennes \'Cul déposséder les juges seisncuriaux du droit de juger dans les litiges relatif; au., biens communaux, el il demande que les seigneurs soient o!Jligés cle prnduire et déposer en un lieu pulJlic les litres d~ propriél6 qu'ils i111oqueut contre leurs ,as,aux. Les ha!Jilanls de la comrnunauté de V.'arlaing dbcnt en leur doléance: • 8° L'on obscrrn encore que la commu11auLé se trouve tellement chargée qu'on a aliéné, il y a treize ans, 30 ra, ières de biens communaux pour l'espace de qualre-vin3t-qualre ans, ce qui excile à juste raison les vives réclamations de Lous les ha!Jitanls, puisqu'ils supportent seuls le fardeau cles charges, lorsque le seigneur prdencl encore d'enlever dans leurs marais 8 ravières de terre, dans les-
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